Et si on pouvait tout effacer (Chap 8)

Et si on pouvait tout effacer (Chap 8)
Auteur : Tsuki

Source : tHe GaZeTtE

Song : crucify sorrow


Chapitre huit


-La plage.

Cette phrase sonne le départ d'une coursejolietre la montre. Notre petit chanteur a le c½ur lourd, je le sais, je le sens.
Il voudrait détester Uruha, mais n'y arrive pas.
Amis pour la vie... oui c'est un peu ça.
Et pour moi ?
C'est encore plus vrai que pour les autres...
Je suis arrivé en dernier et je m'étais juré de n'avoir aucuns sentiments plus forts que l'amitié à votre égard.
On nejolietrôle pas ses sentiments, malheureusement.
J'étais tellement sûr de moi... jusqu'à ce jour.
Ce jour où tu m'as annoncé que Uruha t'avais quitté.
J'aurais dus te prendre dans mes bras, tejoliesoler, car même si tu ne pleurais pas, j'ai bien entendu ta voix s'étrangler.
Mais je n'ai rien fais... pourquoi ?
Tout simplement parce-que je n'éprouvais ni peine, ni compassion, non, rien de tout ça.
La vérité ?
J'étais heureux.
Réellement heureux de savoir qu'il me laisserait une chance... une chance de lejoliequérir.
Car oui, j'ose l'avouer, mon c½ur m'a trahi et c'est mis à battre plus fort pour lui.
Seulement voilà, j'ai aussi unejoliescience.
Cette mêmejoliescience qui m'interdit de lui avouer tout ces sentiments. Alors je reste Kai.
Kai le leader, Kai l'ami.
Et aujourd'hui, c'est ce même Kai qui me dicte d'aller chercher notre guitariste blond. J'essais d'oublier mes sentiments et je mejoliecentre sur le plus important : Uruha.
Nous courrons aussi vite que nos corps nous le permettent.
Les noms des rues s'enchaînent et les minutes qui s'écoulent semblent infernales.
Un panneau nous indique enfin la plage.
Aoi me suit de près... tiens-tu tant que ça à le retrouver ?
La réponse ne se fait pas attendre puisqu'il me passe devant.
Mon c½ur se serre... je te vois t éloigner.
Tu vas si vite ! Non... c'est moi qui ralentis. Ils n'ont pas besoin de moi.
Aoi, retourne-toi !
C'est ce que j'aimerais te crier... oui mais voilà, je n'y arrive pas. Je me l'interdis.
Vivre pour les autres, c'est bien aussi.
Je sens ma poitrine se déchirer... aurais-je oublié de respirer ?
Non.
C'est autre chose. Quelque chose de beaucoup plus violent.
Mon c½ur crit, mais malgré tout, je tente de le faire taire.
Je sens la douleur de mes muscles. Mon corps veut cesser cette course qui n'a pas raison d'être.
Le goudron se fait plus dur sous mes pieds.
Je stoppe mes jambes, ferme mes yeux et respire avant de me retourner.
Me retourner... où plutôt me détourner de lui.
C'est ce que j'aurais dus faire depuis si longtemps maintenant.
Mes paupières s'ouvrent lentement, mes oreilles sont assourdies par un bruit strident.
Je n'ai pas eut le temps de me retourner... finalement c'est encore toi que je vois.
Il te tiens dans ses bras... surtout ne le lâche pas.
Moi je tombe et j'ai mal de savoir que tu ne me rattraperas pas.
Je m'effondre et pourtant rien ne semble vouloir arrêter ma triste chute.
Le bitume est froid et si peu accueillant.
J'aimerais mieux la chaleur de tes bras.
Les gens s'agitent autour de moi.
Mais qu'ils se taisent !
Mon regard se perd vers l'horizon.
Je n'arrive plus à te voir, où es-tu ?
Tout est flou, j'ai peur.
Je sens un liquide chaud glisser sur ma nuque.
J'ai peur.
Je crois que je comprends enfin la situation.
J'ai mal.
Je ne distingue aucun visage familier, je ne distingue plus rien.
Je pleure.
J'ai l'impression d'avoir oublié quelque chose.
J'ai froid.
Mon c½ur semble s'être calmé... cette ombre qui tente de m'appeler, j'ai envi de lui souffler :

-Je te hais.

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 04:35

Et si on pouvait tout effacer (chap 9)

Et si on pouvait tout effacer (chap 9)
Auteur : Tsuki

Source : the gazette

Song : Huang Yida, musique celtique.


Chapitre neuf

-Dis Aoi, c'est quoi là-bas ?

Mes yeux se posent sur l'endroit qu'il me désigne.
Je réfléchis un instant, puis un long frisson d'angoisse me parcoure.
Mon c½ur s'accélère, mon corps se lève de lui-même et je cour.
Je cour même si mes jambes me disent qu'elles ont mal, je cour même si je laisse Uruha derrière moi.
J'ai peur, je tremble.
Mes pieds ont vite fait de me porter jusqu'à la route que j'ai traversé toute à l'heure. Une masse de gens s'affairent.
Que regardent-ils ?
Je n'ose pas avancer... je ne veux pas découvrir ce qu'ils observent tous avec tant d'effroi.
Une main se pose sur mon épaule, celle d'Uruha.
Il avance, confiant, et moi je reste là... immobile.
Ma respiration se fait plus difficile à mesure que les gens s'écartent pour laisser passer le guitariste blond.
Mon compagnon s'accroupit et tapote la joue pâle de notre batteur.
Je le vois si nettement à présent... suis-je encore dans un mauvais rêve ?
Je ne l'aime pas ce rêve, laissez-moi en sortir... mes genoux heurtent le sol froid.
Sa main reste ouverte et sans vie. Un filet rouge coule de sa tempe.
Le bruit de la ville c'est arrêté, où alors est-ce moi qui ai cessé de l'écouter ?
Les battements de mon c½ur semblent avoir ralenti et mon regard suit tout aussi lentement la scène qui se déroule.
Uruha appelle, il cri, supplie. Mes mots à moi ne viennent pas... ils restent désespérément coincés dans ma gorge.
Je ferme les yeux et je baisse la tête.
Je veux me réveiller !
Le bruit d'un klaxon me fait prendre conscience de la réalité.
Je soulève brusquement mes paupières et je me rends compte de la situation.
Uruha s'est levé, il hurle sur les automobilistes, qui, encore dans leurs voitures n'ont pas vu le corps inerte.
Mon regard glisse sur son visage blanc... où donc est passé ce charmant sourire ?
Ce sourire qui faisait de toi le plus agréable des hommes.
Mon sang se glace et mes sens sont de nouveau en éveil.
Le guitariste blond est hystérique, il est hors de lui et ordonne à une femme d'appeler de l'aide.
Il me fait peur mon ange.
Ne hurle pas ainsi !
Tu rends la situation encore plus effrayante.
Je me relève et tente de te réconforter.
Tu ne me laisse pas le temps de te serrer dans mes bras.
En pleure, tu rejoins notre batteur au sol et tu continus toujours de l'appeler.
Je suis triste de te voir ainsi.
J'ai mal moi aussi... et pourtant mes larmes ne daignent pas couler.
Je vois les lèvres de Kai bouger, elles essaient de prononcer quelque chose.
Je m'assoie près de lui et me penche sur son visage.
Vas-y, parle... je t'écoute.

-Je te hais...

Ces trois mots on l'effet d'un poignard !
Pourquoi me dis-tu ça ? Pourquoi maintenant ?
Alors que tu vas si mal.
Ne devrais-tu pas plutôt solliciter mon aide, ma présence ?
Pourquoi m'affliges-tu cette peine ?
As-tu seulement conscience du mal que m'a fait cette simple phrase ?
Est-ce la douleur qui te fait délirer ?
Tu semble pourtant si sûr de toi.
Sais-tu réellement ce qu'il t'arrive ?
Tu te meurs et la seule chose que tu trouves à dire c'est : Je te hais !
C'est un peu absurde, non ?
Le son criard d'une ambulance approche.
Je prends ta main dans la mienne, mais tu ne daigne pas la serrer.
C'est sûrement parce-que tu n'as plus de force, n'est-ce-pas ?
Des hommes nous écartent brusquement de toi.
Une femme nous demande si nous te connaissons...Quelle question idiote !
Tout ce passe très vite. Nous montons dans l'ambulance et nous voilà à l'hôpital.
Kai est emmené en urgence et nous nous retrouvons à attendre dans cet endroit si peu chaleureux.
Uruha ne pleure plus.
Ce silence est oppressant au plus au point.
Je sors du bâtiment et allume une cigarette pour me détendre.
Me détendre ?
Est-ce que cette saloperie de nicotine peut réellement effacer ma frustration, ma peine, ma peur et ma fatigue ?
J'essai de m'en persuader en tout cas.
J'inspire une bouffé et je recrache un épais voile de fumée. Comment a-t-on put en arriver jusqu'ici ?
Je tente de trouver un coupable mais toutes mes hypothèses ma ramènent à une seule personne : moi.
Pourquoi ? Pourquoi moi ?
Je n'ai rien fais !
Je m'énerve tout seul.
C'est de pire en pire.
Et puis peut-être que cette phrase ne m'était pas destinée, non, elle s'adressait sûrement à Uruha...
En y réfléchissant mieux, c'est à cause de lui si nous étions à Kanagawa !
Je me suis mis à faire les cent pas et mes pensées s'emmêlent les unes aux autres.
Je frissonne alors qu'il ne fait même pas froid... ce doit-être la fatigue.
Je m'arrête et tente de me calmer, mais je suis pris d'un vertige qui fait céder mes jambes.
Des sueurs froides parcourent ma colonne vertébrale et peu à peu un rideau sombre emprisonne mes yeux.
Je perds pieds... non, je perds connaissance.

__________________________

Mes paupières se soulèvent et laissent la lumière atteindre mes iris. Après m'être habitué à la luminosité que procure l'ampoule au dessus de ma tête, je m'assois dans ce qui semble être un lit et découvre avec étonnement deux paires de yeux qui m'observent.

-Tu te réveilles enfin ! Tu nous as foutu la trouille espèce de baka ! S'exclame le plus petit des deux.
-Pardon Ruki. Je ne sais pas pourquoi je me suis évanoui.
-C'est pourtant pas compliqué à comprendre ! T'as loupé deux repas, t'as courus comme un éreinté et l'accident de Kai a fini par t'achever. Expliqua Reita.
-Je suis désolé.
-Allez c'est bon. On va pas t'en vouloir pour ça ! Sourit le chanteur.
-Et Kai ? Vous avez des nouvelles ?
-On est arrivés il n'y a qu'un quart d'heure et il était toujours aux urgences, c'est Uruha qui nous a prévenu.
-Il était complètement affolé le pauvre. Entre Kai qui est aux urgences et toi qui tombe dans les vapes, autant dire qu'il allait péter un câble ! Ajouta le bassiste avec un ton de reproche.


Je me rallonge et ferme les yeux. Je veux que tout cela cesse ! Combien de temps encore mon c½ur supportera t-il cette attente ?

-On va te laisser te reposer. On te prévient dès qu'il y a du changement. M'annonce doucement Ruki.
-D'accord.


Ils sortent et me laisse seul. Seul avec moi-même.
Et s'il n'y avait pas de changement ?
Si Kai ne se relevait pas ?
Si notre batteur ne rouvrait pas les yeux ?
Que se passerait-il ?
C'est quand vous êtes seul que ces questions viennent vous torturer. Elles arrivent toutes en même temps au galop, les mots les constituant leur servant de fouet.
Ces phrases se terminant toutes par cette même ponctuation qui insère le doute jusqu'au creux de vos muscles.
Ce fameux point d'interrogation qui peut faire naître l'espoir et le désespoir en quelques secondes seulement.
Les lettres qui forment ces mots me blessent.
Les mots qui forment ces phrases me font pleurer.
Et les phrases qui matérialisent mes peurs me tuent.
J'ai mal au plus profond de moi, mon c½ur saigne et les larmes noient mes yeux pour qu'ils cessent de voir cette réalité trop dure à accepter.
Mon visage est trempé et ce n'est que quand le flot de mes pleures se décide à ralentir que je t'aperçois assis à mon chevet.
Tes yeux noisette expriment ton étonnement, alors que ta main posée sur mon bras reflète ta compassion.

-Daijobu ?
-Uruha... qu'est-ce-que tu fais là ?
-Je voulais prendre de tes nouvelles.
-Je vais bien.
-Je vois ça.


Tu ne me crois pas et tu as raison. Mais toi non plus tu ne vas pas bien.
La fatigue et l'inquiétude ont formé des cernes qui creusent ton visage pâle.
Tu souris malgré la peine qui te tenaille.
C'est courageusement stupide mon ange.
A quoi bon se voiler la face ? Tout ne peut qu'empirer.
Ta voix grave résonne dans la pièce.

-Ce n'est pas ta faute.
-Je le sais.
-Je ne crois pas qu'il ait réellement pensé ce qu'il ait dit.
-Cette phrase ne m'était pas destinée ! M'emportais-je.


Je suis à bout. Mes nerfs cèdent et c'est sur toi que je déverse toute ma colère.

-N'as-tu pas encore compris que le réel fautif ici c'est toi ?!
-...
-Si tu n'avais pas réagis comme un enfant, tout ça ne serait pas arrivé !
-...
-Si au lieu de t'enfuir tu avais demandé une explication, si tu m'avais laissé t'expliquer !
-Je...
-Jamais Kai et moi ne serions venus à Kanagawa ! Jamais nous n'aurions été obligés de te courir après ! Jamais il n'aurait traversé cette foutue route !


Je cri, je hurle. J'oublis que je suis dans un endroit où est censé régner le silence.
J'ai quitté mon lit et mon regard sur toi est lourd de reproche.
Tu sers tes mains entre elles et de ton ½il droit coule un filet d'eau transparent.
Enfin, ma voix se tait.
Je me rassois, conscient des mots injustes et blessants que je viens de te dire.
Reita fait irruption dans la pièce et tu profites de son intervention pour fuir le plus loin de moi.
Le bassiste demande une explication.
Je n'en ai pas...
Je ferme les yeux pour oublier. Je ne suis pas coupable... je ne veux pas être coupable.
Kai... réveille-toi.

# Posté le lundi 28 janvier 2008 11:26

Et si on pouvait tout effacer ? (Chap 10)

Et si on pouvait tout effacer ? (Chap 10)
Auteur : Tsuki

Source : The gazette

Song : nickel Back, OST de Death Note

Chapitre dix


Le soleil est depuis longtemps couché, et seul les lumières de la ville éclairent faiblement la plage.
Les pensais-tu réellement ces mots que tu as prononcé ?
Le sable est froid contre ma peau, c'est agréable.
Me crois-tu responsable de cet accident ?
Je n'arrive pas à définir clairement ce que je ressens.
J'ai peur que tu ais raison, je crains que Kai ne se relève pas, je suis révolté que tu m'ais jugé coupable...
Je n'ai plus envi de pleurer, ni même envi de me battre contre des personnes comme toi... Aoi. Je suis fatigué de devoir toujours me justifier.
J'ai fais des erreurs... oui, aujourd'hui je peux l'avouer sans mentir.
Mais je ne suis pas le seul...
N'est-ce pas toi qui m'as délaissé au grès d'un instrument ?
Moi j'ai simplement essayé de t'oublier avec un autre homme.
Ma faute est là. Cet homme n'était pas le bon... c'était un ami et je l'ai brisé.
Je m'en veux à présent.
J'avoue avoir agis comme un enfant lors de cet instant.
Mais quand je t'ai vu avec Yune, ce n'était pas le caprice d'un gamin, non, c'était simplement mon c½ur qui criait sa détresse et sa jalousie.
Je ne crois pas que les mots de notre batteur m'aient été destinés.
Je suis presque que sûr qu'il te regardait en les prononçant.
Je n'essaierais pas de te convaincre, non, je préfère abandonner.
Abandonner avant d'avoir essayé.
Il semble que je veuille te protéger au risque de me faire tomber moi-même.
C'est triste, mais au fond de moi j'aimerais en finir avec cette histoire.
Cela fera deux fois que mon c½ur encaisse ce genre de coup...
La vérité est simple : Je ne veux plus lutter.
Mon corps, mon âme et mon c½ur t'appartiennent, fais en ce que bon te semble.
Je t'aime...
Il est deux heures du matin, la mer danse au rythme du vent et j'attends que meurent mes sentiments pour toi.

______________________________________________



Cela fait près de dix minutes que je m'efforce de te faire parler. Mais en vain...
C'est dans ces moments là qu'il faut s'entraider et se soutenir !
Alors pourquoi vous vois-je en train de vous déchirer ?
Bon sang Aoi !
N'ais-je donc pas été assez indulgent depuis le début ?
Dois-je te secouer pour que tu réagisses à mes paroles ?
Ruki m'interpelle alors que je tente une nouvelle fois de te faire entendre raison.

- Le médecin veut nous parler.

Il s'avance et un grand homme entre à son tour en prenant soin de refermer la porte. Aoi daigne enfin montrer un peu d'attention.

- Bien. Il faut d'abord que vous sachiez que nous avons fait tous ce qui était en notre pouvoir pour aider votre ami.

Il marque un temps d'arrêt pendant lequel nous inspirons tous nerveusement.

- Le choc a été violent et ses blessures ont nécessité une lourde opération. Son état actuel est trop instable pour que nous puissions décider de faire autre que ce que nous ayons déjà fait.
- Venez-en au fait. S'impatienta le guitariste.
- Votre ami est dans un coma profond et sa guérison dépend en grande partie de lui.
- Dans le coma... Chuchota pour lui-même le chanteur.
- Sa famille est à ses côtés, vous pourrez aller lui rendre visite dès qu'ils auront fini.


Le médecin nous salua et reparti. Un silence pesant s'installa dans la chambre.
Kai n'est pas mort. Non, c'est pire.
Il marche sur un fil qui est près à céder si son esprit faibli.
L'attente est la plus douloureuse des tortures.
Je pose ma main sur l'épaule de Ruki et je lui propose doucement :

- On va aller boire un thé et on aura qu'à attendre que ses parents aient fini.
- Hai...
- Je viens avec vous. Nous interromps Aoi à demi-voix.


J'acquiesce d'un signe de tête et nous partons vers le distributeur le plus proche.
J'offre une boisson chaude à mes deux compagnons et nous nous asseyons devant la chambre où repose notre batteur.
Nous n'avons pas à attendre longtemps.
Les parents de Kai sortent silencieusement de la pièce et nous accorde un bref signe de la tête.
Aoi baisse les yeux comme s'il était coupable.
Ais-tu coupable ?
Nous entrons sans osé faire un bruit.
Le calme de cet endroit me rend nerveux et je ne suis pas à l'aise.
La dernière fois c'était moi qui étais dans ce lit et c'est lui qui a attendu mon réveil.
Je suis là, je t'attends moi aussi... te réveilleras-tu ? Peux-tu nous entendre de là où tu es ?
Je m'approche et caresse tes cheveux qui sont lascivement posés sur l'oreiller.
Ton visage est tellement pâle ! Tes mains sont froides quand j'approche mes doigts pour les toucher.
Ton sourire a disparu et tes yeux demeurent clos.
Aoi étouffe un sanglot et tombe à genoux sur le sol.
Ses mains agrippent les draps blancs et, même si sa voix est entrecoupée par de violents hoquets, je discerne très bien son appel.
Tu l'entends Kai ?
Je ne sais pas pourquoi, mais je crois qu'il te demande pardon.
Je m'accroupis et sers le corps du guitariste en pleure.
Bats-toi Kai ! Pour lui, pour moi, pour nous... pour toi.
Je perçois la voix fragile de Ruki qui demande ton attention.
Vois dans quel état tu nous mets pauvre idiot !
Et toi Uruha ? Où es-tu parti ?
C'est ici que tu dois être.
Je laisse Aoi se relever et ma main s'attarde sur une de tes joues.
Je tressaille et me retrouve à mon tour sur le sol.
Ruki m'appelle mais je ne le vois pas.
Des images s'enchaînent, défilent à toute vitesse.
Des souvenirs aussi clair que de l'eau de roche refont surfaces et me submergent.
C'est un déluge de sensation plus étourdissante les unes que les autres.
Mes doigts se crispent et je revois tout.
Tout ce que j'avais oublié... tout ce que j'ai voulu oublier.
Je ressens de nouveau toutes les moindres caresses que nous avons échangées pendant cette nuit traîtresse.
Uruha...
Je le revis ce pêché.
Mon pêché, pas le tiens.
Je me revois marcher sur la route mes cheveux ruisselant d'eau de pluie.
J'ai sur ma peau sa texture froide et humide.
C'est impressionnant, non, c'est effrayant en faites.
J'entends l'appel de détresse d'une voiture.
Ca y est, je me rappelle.
Me voilà témoins de ma propre folie.
Je sais que le véhicule n'aura pas le temps de m'éviter mais je ne bouge pas pour autant.
Ce n'est pas un accident... c'est un suicide.

- Reita !

Mes yeux se rouvrent sur la réalité.
Ruki est en pleur et me sert dans ses bras.
J'ai le c½ur lourd de remord et j'explose.
J'avoue une deuxième fois ma faute et je rectifie la fin de l'histoire.
Je n'ai pas voulu l'éviter... j'ai fuis pour ne pas avoir à t'affronter. Mes aveux sont un cri qui perce le silence.
Le chanteur me somme d'arrêter de raconter n'importe quoi et mon regard reste ancré dans celui d'Aoi.
Est-ce-que tu comprends ?
Ce que j'ai dis, je l'ai dis pour toi aussi.
Je crois que Kai et moi avons été frappés de la même folie.
Crois-tu sincèrement qu'il n'aurait pas pu l'éviter cette voiture ?
J'ai peur d'avoir raison mais je ne peux que trop bien comprendre ses sentiments.
Celui dont Kai a besoin c'est Uruha... le lui laisseras-tu ?
Tu détaches tes yeux des miens et observe tranquillement le corps du batteur qui sommeil.
Une infirmière rentre dans la chambre.
Elle ouvre de grands yeux ronds et nous demande si tout va bien.
Ruki la réconforte et elle nous somme gentiment de sortir pour pouvoir l'examiner. Le petit blond m'aide à quitter la pièce et nous attendons tous son diagnostique.
Les minutes s'écoulent impitoyablement lentement et la jeune femme ressort enfin.
Elle s'arrête un instant, cherche quelques feuilles et nous annonce de but en blanc :

- Il semble que son état se soit stabilisé. En revanche, il est possible que son accident lui ait laissé des séquelles.
- Quelles genres de séquelles ? Demande Ruki inquiet.
- Fractures et pertes de mémoire.
- Pertes de mémoire... Marmonne Aoi en jetant un regard distrait vers la sortie.


L'infirmière nous salue et retourne vaquer à ses occupations. Je m'assois lourdement et lance à l'intention de mes deux camarades :

- Ca n'en finira donc jamais ?
- C'est presque impensable que ce genre de truc nous arrive deux fois en si peu de temps ! S'énerve soudain Ruki.
- C'est mieux comme ça. Constate gravement Aoi.


Nous relevons tout deux la tête vers lui et l'interrogeons du regard.

- Je vais chercher Uruha.

Il sourit amèrement et fait volt face.
Alors c'est décidé... Tu vas réellement lui céder ?
Ta silhouette disparaît et mon c½ur se serre.
J'ai la mauvaise impression que je ne pourrais plus l'apercevoir... cette frêle et fière silhouette qu'est la tienne.

Aoi : Ca tourne à l'eau de rose ton machin >.<
Tsuki : Meuh nan ! ^O^
Aoi : Et puis j'aime pas la dernière phrase.
Tsuki : Vlà autre chose... Qu'est-ce qui te plaît pas ? >.>
Aoi : Je cite : "frêle et fière blabla...." Fière je veux bien... mais frêle je veux pas !
Tsuki : Mais dans ce chapitre t'es à bout ! T'es tout triste, t'en peux plus !!!
Aoi : Men fou... Aoi et frêle ne peuvent pas être dans la même phrase, un point c'est tout.
Tsuki : Tu crois quand même pas que je vais changer le texte pour tes caprices ?
Aoi : On pari ? * Va chercher sa guitare *
Tsuki : C'est de la persécution ça !!!!
Aoi : Mouhahaha ! Je sais !
Tsuki : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!

# Posté le mardi 29 janvier 2008 03:53

Et si on pouvait tout effacer ? (Chap 11)

Et si on pouvait tout effacer ? (Chap 11)
Auteur : Tsuki

Source : tHe GaZeTtE

Song : OST « X de Clamp », miyavi, H.I.M. et rentrer en soi


Chapitre onze

Le vent s'est levé et le bruit des vagues s'intensifie.
Je suis seul dans la pénombre de la nuit déjà bien avancée. Seul... ou presque.
Je sens ton regard posé sur moi.
J'ignore le pourquoi de ta venue et ta présence n'est même pas certaine.
Je le ressens juste et je n'ose pas confirmer mes pensées de peur que tout cela ne soit qu'une parfaite illusion.
Pourquoi ne t'avances-tu pas ?
Je t'écouterais... je ne dirais mots...
Ne feras-tu donc que me contempler ?
Cesse donc de me faire patienter.
Mais, es-tu seulement là ?
Je me relève et observe l'horizon qui n'est plus vraiment perceptible.
Distraitement, et le plus lentement possible, je me retourne pour te faire face.
Tu es bien là.
A plusieurs mètres, certes, mais tu es là.
Droit et fier comme les rois de jadis.
Ton regard froid est impitoyablement ancré dans le mien.
Où est passé la douceur que tu m'as fait connaître ?
Je ne la vois plus et cela m'effraie.
On croirait à une de ces scènes de cinéma...
Deux personnes face à face qui n'ont pas besoin de mots pour se parler.
L'air marin entraîne tes cheveux dans une danse langoureuse à laquelle je voudrais participer.
Elles sont longues et terriblement cruel ces minutes.
J'aimerais qu'elles cessent pour que ce silence se brise, mais j'aimerais aussi qu'elles perdurent afin que je puisse continuer à t'admirer.
Tu avances un pied.
Moi je recule...
Je ne sais pas de quoi est fait le futur et je me rends compte que je ne veux pas le savoir.
Un triste sourire étire tes lèvres et cette fois tu viens sans hésiter.
Tu presses le pas, tu presses le temps...
Nous n'avons pourtant pas besoin d'aller si vite.
Aoi... cette nouvelle vision de toi me fait peur.
Je sais déjà à ta démarche que tu n'es pas là pour me murmurer des excuses ou des regrets.
Ta main empoigne subitement mon poignet et m'oblige à ne plus bouger.
Ne sois pas si violent, tu sais mieux que quiconque que je déteste ça !
Tes lèvres se desserrent pour former un mot, mais je les arrête en posant mon doigt dessus.
Tais-toi.
Je ne suis apte à entendre que des mots d'amours.
Mais ta bouche s'entête et les phrases déferlent comme les vagues s'écrasent sur les rochers.

- Le jeu a assez duré. Il faut nous rendre à l'évidence, ni toi, ni moi ne sommes capable de nous aimer. Plutôt que de se mentir, ne devrions-nous pas aller de l'avant et reconstruire ce que nous avons détruit ?

Je ne comprends pas...
Tu nous dis incapable de nous aimer, mais tu voudrais tout reconstruire ?
Je ne vois pas où tu veux en venir.
Je n'ai pas saisi le sens de tes propos et cela doit se voir puisque tu reprends la parole :

- Nous avons détruit Kai. Nous avons été égoïstes et nous n'avons rien vu de sa souffrance.
Je veux qu'il me pardonne et je veux qu'il se batte pour revenir parmi nous. Il s'est laissé mourir pour toi, Uruha ! Et il continue de mourir parce-que tu ne daigne pas lui prêter une quelconque attention !


Laissé mourir... pour moi ?
C'est un peu stupide.
Tu dis n'importe quoi... ce ne peut pas être vrai.
Je n'ai rien remarqué... je n'ai rien vu... pourquoi ?
Alors, enfin de compte tu es venu me crier l'amour de notre batteur... c'est...

- N'importe quoi...
- Quoi ? Me demandes-tu décontenancé.
- C'est n'importe quoi ! C'est toi que j'aime !
- Oubli-moi ! Tu l'as déjà fait une fois, tu peux le refaire ! C'est pour Kai !
- Mais t'es stupide ou tu le fais exprès ?! J'ai jamais réussi à t'oublier !
- Il faudra bien que tu apprennes !
- Non !
- Ne m'oblige pas à aller plus loin pour que tu comprennes !


Plus loin ? Parce-que tu n'es pas au maximum là ? Ne me fais pas rire ! J'ai mal Aoi ! Alors arrête !

- C'est fini Uruha. Moi j'ai tiré un trait, à toi de faire pareil pour le bonheur de Kai.
- Mais je ne veux pas tirer un trait moi ! Je m'excuse, je ne voulais pas aller aussi loin avec Reita !
- Je t'ai déjà tout pardonné Uruha.
- Pourquoi tu restes aussi froid alors ? J'ai compris la leçon ! Je ne recommencerais plus !


Les digues ont cédé et laissent place à mes larmes de détresse. Tu enlèves quelque chose de ton dos et me le tends.
Je le prends, et reconnais tout de suite mon étui à guitare.

- J'ai faillis louper le train pour Kanagawa en voulant aller la chercher.
- Pourquoi tu l'as emmené ?
- Kai adorerait que tu joues pour lui... pour qu'il se réveille.
- ...


Alors tout est dit...
Tu feras passer la vie de notre batteur avant notre amour et je devrais te suivre.
Il est inutile de te dire combien je souffre... tu le vois.
Mes doigts se crispent sur le tissu qui protège mon instrument.
Je ravale mes sanglots et je te regarde.
Mes yeux sont remplis de détermination et de regrets.
Je prends une inspiration silencieuse et je pars en te bousculant. Mon c½ur bat à tout rompre quand nos deux épaules se touchent.
Je sais que je n'ai plus le droit de me retourner, alors j'endosse ma guitare et je cours vers l'hôpital.
Je n'ai plus le droit de pleurer, je n'ai plus le droit de t'aimer.
Quel est le sentiment le plus proche de l'amour ?
Ne dit-on pas que c'est la haine ?
Me laisseras-tu te haïr ? Me le permettras-tu ?
Rien ni personne ne me donne la réponse.
Dois-je crier pour que l'on m'entende ?
Je n'ai plus le temps de réfléchir...
Me voilà déjà devant ce grand bâtiment où sommeil notre batteur.
Je pénètre à l'intérieur et vais au numéro de chambre qu'une infirmière m'a indiqué.
J'ouvre la porte et j'entre.
Ruki et Reita se sont endormis et n'ont pas entendu mon arrivé.
C'est mieux... je n'aurais pas à me justifier.
Je prends place sur une chaise, je me rapproche et je t'observe.
Suis-je réellement la cause de tous tes maux ?
M'aimes-tu au point d'écourter tes propres jours ?
Je suis aveugle... pardon.
Je ne l'ai pas vu cet amour.
Je suppose qu'Aoi a raison... ta vie vaut plus qu'une relation flou.
J'ai envi de composer... de composer pour toi.
Voilà.

- Je t'aimerais Kai... mais laisse-moi juste le temps...

Le temps d'essayer à nouveau de l'oublier.
Mes doigts glissent sur le manche et frôlent les cordes.
Ce son il est pour toi. Je ne sais pas si c'est de bon augure.
Aoi... cette chanson j'aimerais lui donner un nom.
Les heures me permettent de la façonner, mais ne elles ne seront pas suffisantes pour t'effacer de mes pensées.

- C'est joli...
- C'est pour toi.


Mes mains dérapent quand je comprends que c'est Kai qui m'a parlé. Je lui ai répondu alors que j'étais plongé dans mes songes. Des songes où c'était toi qui m'offrais ce compliment...

- Tu te sens mieux ?
- Oui, je crois...
- ...
- Elle a un nom, cette chanson ?
- Je pensais à Saraba.
- Tu me dis adieu ?
- Non. Je dis adieu à toutes ces faiblesses qui m'ont rendu aveugle.
- Aoi n'est pas là ?
- Je crois qu'il compose lui aussi...
- Ah ?


Oui... je crois que ce sont ses yeux qui composent la mélodie de son c½ur.
Mon regard e pose tristement sur la fenêtre.
Je sais où tu es...
Je crois savoir ce que tu fais...
Alors pourquoi dois-je faire semblant de croire que tu n'as pas mal.
J'ai l'impression de l'entendre... ta composition.
Chaque larme forme une note, le sable se fait papier pour les accueillir et les étoiles sont les seuls juges.
Tes sentiments servent d'encre et ton inspiration tu la tire de ta souffrance.
Tu es un poète accompli Aoi.
Je me relève et adresse un tendre sourire à Kai.
Je sors dehors et allume une cigarette.

- Dis moi Aoi, est-ce qu'un jour tu nous laisseras vraiment une chance ?

_______________________________________


Mes mains se laissent ballotter par le rythme de l'océan et mes iris cherchent désespérément le soleil disparu.
Je suis plongé dans une immense obscurité dont je ne vois pas l'issue.
Pourquoi aimes-tu tant venir ici ?
L'air marin t'apporte t-il des réponses aux questions que tu te poses ?
J'aimerais comprendre ce qui t'attire tant en cet endroit.
Je voudrais me fondre dans ce paysage et me laissais admirer par tes yeux émerveillés.
La musique est mon oxygène... et toi ?
Je crois que tu es tout simplement l'astre qui a ébloui ma vie.
Je crois que je n'ai pas voulu y croire... je pense que j'étais trop fier pour me dire que je pouvais dépendre de toi.
Le vent a séché mes larmes et le sel imprègne ma peau.
Je t'attendrai... comme tu m'as attendu.
Et si tu ne me reviens pas, je n'aurais plus qu'à oublier mes sentiments.Les laisser mourir...
J'y mettrais fin pour toi.
Et si tu me demandais de nous laisser une chance...

- Peut-être, peut-être mon amour...

Ce soir je souris à la lune car elle est ton parfait reflet. Belle et inaccessible pour un être comme moi.

OwArI.

* Violons qui pleurent *

Tsuki : * pleure *
Aoi : Nan mais je rêve...
Tsuki : * l'ignore* Je suis trop cruelle !!! Ces deux pov's petits bicho ne pourront jamais être heureux... ç_ç
Aoi : *l'assome*
Tsuki : X_x
Aoi : *la traîne dehors* C'est moi qui gère maintenant ! Mouhahaha !

# Posté le mardi 29 janvier 2008 04:16

En mon coeur sommeil un ange

En mon coeur sommeil un ange
Pt'i résumé: Deux jeunes hommes venant d'un milieu totalement opposé se rencontrent et apprennent à faire connaissance. Chacun tentera de vivre à la manière de l'autre et devra passer outre les règles et les préjugés.

Mon avis sur la chose: Voilà une des rares fics dont je suis fière. Si vous n'aimez pas le fantastique, passez votre chemin ! Pas de paring précis pour cette histoire. Chacun imagine ce qu'il veut. Sauf un ruki/reita, puisque qu'ils ont un autre rôle. Ce trouve aussi ici, mon meilleur lemon !!! *Toute fière*

L'avis d'Aoi:
Etant donné que mon nom n'apparaît même pas une toute petite fois, c'est un zéro pointé ! >.<

Aoi : Et puis... t'étais pas censée être dehors toi ? >.<
Tsuki : T'avais pas fermé la porte. ^________^
Aoi : Genre... Tu serais pas plutôt passé par la fenêtre ?
Tsuki : Peut-être bien....
Aoi : *la chope et la balance par la fenêtre* Nan mais ! Et restes-y !
Tsuki : Ouvre-moi ! T_____T

# Posté le mardi 29 janvier 2008 04:51