Une vie presque parfaite... (Chap 10)

Une vie presque parfaite... (Chap 10)
Auteur : Tsuki^^

Source : tHe GaZeTtE

Chapitre dix

Il avait beau savoir que rien de ce qu'il dirait ou ferait ne changerais la situation, il continuait obstinément à se débattre. Aoi lui avait pardonné, il avait eu le courage de crier leur amour en public, et qui plus est devant son père !
C'était à peine croyable. Mais pourquoi fallait-il que la police s'en mêle ? Il n'avait absolument rien à leur dire et il ne voulait plus jamais entendre parler de tous ces problèmes.
Soudain, les deux homme s'arrêtèrent et poussèrent violemment le blond contre le mur qui leur faisait face.
Le guitariste manqua de se manger la tête dans le béton, mais fort heureusement pour lui ses mains amortirent le choc.
Il regarda autour de lui et constata qu'il ne se trouvait pas du tout au commissariat, mais dans une rue ou plutôt un cul de sac.
Il se tourna pour leur faire face et demanda nerveusement :

- Qu'est-ce-qu'on fait ici ?
- T'as pas encore compris ?
- Qu'est-ce-que vous voulez dire ? Demanda le blond perdu.


Les deux hommes retirèrent leurs uniformes pour laisser place à des vêtements normaux.

- Vous... vous n'êtes pas de la police ?
- Non.
- Qu'est-ce-que vous me voulez ?
- L'argent que ta mère ne nous a toujours pas donné.
- Je... je n'ai rien à voir là dedans.
- Mais on s'en fout de ça !
- Je n'ai pas votre argent.
- Et tu crois que ça va suffire ?


Uruha était réellement effrayé. Ces hommes lui demandaient de l'argent qu'il n'avait pas et ils ne semblaient pas enclins à discuter.
Alors qu'il songeait à s'enfuir, un autre homme fit son apparition.

-On n'a pas le temps de discuter calmement. Ou tu pais ou on te refait ta petite gueule d'ange.
- Mais j'ai pas d'argent ! J'ai rien à voir dans cette histoire !
- On t'a déjà dis que ce n'était pas une excuse suffisante.
- Je ne suis qu'un étudiant ! D'où vous voulez que je le sorte cet argent ?! Cria le blond apeuré.
- Ca c'est ton problème.


Paniqué, le guitariste tenta de s'en aller mais ils le repoussèrent en arrière. L'homme qui venait de faire son entré s'approcha un peu plus et attrapa les cheveux blonds.

- Evites de trop bouger.
- Vous êtes qui ? La mafia ? Dit-il sur un ton sarcastique.
- Non. Et ça vaut mieux pour toi, sinon t'aurais déjà perdu ta langue.
- ...
- L'argent ?
- J'ai rien je vous dis.
L'homme se releva et prit une longue inspiration. Un autre dit à son intention :
- Hé Yune ! On dirait bien que le petit il cherche les coups !
- Ouais.


Uruha recula et serra les poings comme pour leur montrer qu'il ne se laisserait pas faire. Yune s'avança et coinça brutalement le blond entre lui et le mur. Il saisit le visage du guitariste et lui murmura :

- Une dernière fois : l'argent.
- Mais puisque je vous dis que je ne l'ai pas ! Je ne peux pas l'inventer ! S'énerva le blondinet.


Furieux, le brun lui asséna un coup de genoux qui lui coupa la respiration. A bout de souffle, Uruha s'écroula sur le sol.
Devait-il se contenter de subir ? Ou devait-il se relever et de nouveau leur faire front ?
Il n'allait tout de même pas laisser ces inconnus lui gâcher cet instant. Il devait absolument retourner voir Aoi, coûte que coûte. A peine avait-il fini sa réflexion qu'il sentit une main lui attraper les cheveux.
Yune le tira violemment en arrière et reposa sa question :

- L'argent ?
- Vous êtes sourd ma parole !
- J'aime pas les gamins dans ton genre. Ils pensent que le monde leur appartient alors qu'en faite ils n'ont rien.
- Allez-vous faire foutre ! Je vous dis que je l'ai pas ! S'impatienta le blond.


Ces quelques mots suffirent à faire exploser la colère de l'homme.
Il lui asséna un coup de poing qui l'envoya de nouveau rejoindre le sol.
Il n'avait plus l'intention de retenir ses coups. Il s'approcha et frappa de ses pieds le corps déjà endoloris du guitariste.
Uruha n'arrivait pas à esquiver ni même à se protéger des coups. Chacun de ses membres lui étaient douloureux et le sang coulant sur son visage l'empêchait de bien distinguer les mouvements de son bourreau.

- Yamete !

Le blond releva difficilement la tête et put apercevoir Kai arriver en courant. Pourquoi était-ce Kai et pas Aoi qui venait à son secours ? Yune se retourna et fit face au nouvel arrivant.

- Mais qui voilà ? Tu en as mis du temps.
- Nani ?
- Non pas que j'insinue que tu es en retard ! Loin de moi d'avoir cette idée ! J'espère que nous avons été à la hauteur de tes attentes. Comme tu l'avais prédis, le directeur n'a pas été difficile à convaincre ! Il a suffit de lui dire qu'il ne reverrait plus le blondinet.
- De quoi vous parlez ? Demanda le batteur inquiet.


Uruha se releva avec peine et se recula le plus loin possible d'eux.
Ayant compris la situation, il me fixa et secoua la tête comme pour effacer cette image.

- Alors c'est toi qui as prévenu la police pour ma mère ?
- Ne dis pas n'importe quoi !
- Pourquoi ? Pourquoi ne peux-tu pas accepter le fait que j'aime plus Aoi que toi ?
- Parce qu'il est têtu et que c'est le genre de garçon qui a toujours eut ce qu'il voulait. Dit une voix derrière eux.
Reita s'avança à la lumière et me regarda d'un air désolé.
- Reita ?
- Oui Kai, je sais tout. De tes caprices d'enfants gâtés jusqu'à tes petits arrangements avec ces hommes.
- Quoi ?
- Depuis que tu as découvert qu'Uruha était avec Aoi, tu n'as pas cessé de vouloir les séparer. Tu as d'abord essayé de lui forcer la main, puis, voyant que ça ne fonctionnerait pas, tu as fais en sorte qu'Aoi se doute de quelque chose et qu'il voit Uruha te dire qu'il voulait tout arrêter. Ensuite tu as appelé la police pour qu'ils viennent arrêter la mère d'Uruha. Et pour finir, tu as marchandé avec ces malfrats pour qu'ils viennent chercher Uruha au lycée, devant les yeux d'Aoi.
- Tu délires ! Pourquoi j'aurais fais de tels trucs ?!
- Parce-que tout au long de ta vie tes parents t'ont habitué à avoir tout ce que tu désirais, hors là tu n'as jamais réussi à obtenir l'amour de notre très cher guitariste.
- ...
- Il est temps d'arrêter la comédie Kai. Ton petit jeu a assez duré et je compte bien y mettre fin.
- Mais je ne...
- Pourquoi ? Marmonna le guitariste blond dépité.
- Uruha, tu ne vas pas le croire quand même ?
- Si.

Reita s'avança vers Uruha et le prit dans ses bras pour le transporter jusqu'à son appartement.
A peine fut-il dans les bras protecteurs que le guitariste fondit en larme.
Attristé par l'état de son camarade, le bassiste lui tendit un mouchoir et le rassura :

- Allez, arrête de pleurer. Tu vas venir te reposer chez moi et on règlera les problèmes ensemble.
- Hai...


Il se frotta le visage avec le tissu pour se sécher et tomba rapidement dans l'inconscience. Reita passa entre le groupe d'homme et moi, puis ordonna d'une voix détaché :

- Nous avons assez joué, faites en sorte qu'il ne puisse pas revenir au lycée d'aussi tôt...
- Reita espèce de...
- Oh ! J'ai une meilleure idée ! Coupa le bassiste.
- Bon t'accouches ! S'impatienta Yune.
- Une commotion cérébrale ça permet d'oublier certaines choses.


Yune eut un sourire puis me regarda comme pour me dissuader de tous mouvements.

- Quand vous aurez fini le travail, faites en sorte que Ruki vienne le récupérer.

Reita me jeta un dernier coup d'½il puis s'en alla un sourire de satisfaction accroché aux lèvres.
Mes jambes cédèrent brutalement sous mon poids et les barrières qui retenaient mes larmes firent de même.
Reita... pourquoi ? Même si mon c½ur avait toujours désiré Uruha, jamais je n'aurais été capable de tels actes.
Mais toi... oui, toi tu as osé.
Depuis quand joues-tu avec nous, avec nos sentiments ? Est-ce toi qui as prévenu le père d'Aoi quand je les ai aperçus dans la salle de bain ?
La police et tous ces malheurs sont-ils réellement le fruit de ta haine envers nous ? Mais envers qui en faites ? Moi ou Aoi ? Uruha ? Je ne sais pas ce qui c'est passé dans ta tête.
Tu m'as tellement toujours parut normal, oui peut-être même trop normal.
Et puis maintenant que j'y repense, j'avais l'impression que tu ne le voyais pas pour la première fois quand il s'est présenté à la classe.
Serais-ce possible que tu le connaisses déjà ? Et Aoi aussi ? Depuis quand nourris-tu cet amour pour Uruha ?
Il est vrai que tu n'as jamais apprécié Aoi, du moins, aussi loin que remonte mes souvenirs.
Tu n'as jamais cherché à le connaître... mais peut-être étais-ce parce-que tu le connaissais déjà ?
Je ne sais pas où est la vérité, mais j'ai l'impression que la raison de ton comportement est soudainement plus clair pour moi. Est-ce-que par hasard, tu ne m'aurais jamais aimé ?
J'ai tout ce que tu n'as pas.
Une vie de famille simple et remplit d'amour. Es-tu jaloux ?
La question ne se pose même plus.
Il est vrai que tu n'as jamais voulu mettre un pied chez moi... pourquoi n'as-tu tout simplement pas essayé d'en parler ?
Se renfermer sur soi-même est-il plus simple à tes yeux ? N'as-tu pas pensé que ton comportement ferait tôt ou tard du mal aux gens ?
Autant de question qui tourne dans ma tête et qui me font oublier la réalité. Cette réalité que je souhaite voir disparaître.
La douleur ne me fait pas réagir, je les laisse me mal mener sans pour autant avoir envie de me défendre.
Uruha ne sera pour moi qu'un ami... c'est un peu tard pour agir enfin en adulte.
J'ai soudainement envie de retourner au lycée, de passer des heures entières à jouer de la musique, d'entendre Ruki chanter de sa voix forte et envoûtante, de me mettre en colère contre le trop plein d'énergie d'Aoi et d'apprendre à Uruha nos partitions. Je sens le sol froid contre ma peau endoloris.
Mes yeux se ferment sous le dernier coup trop violent et se rouvrent sur la silhouette de notre petit chanteur.
Tu es encore en colère... non, tu boudes ?
Cette moue boudeuse te va à ravir.
Tu as perdu les paroles de notre dernière création que tu venais juste de finir d'écrire... tu es tellement maladroit, mais c'est ce qui fait ton charme.

- KAI !

Oucth ! Tu es aussi délicat que ma mère les matins de lycée ma parole ! Es-que tu veux m'achever ?

- KAI ! DEBOUT !

Oui, oui. Laisse-moi encore juste quelques minutes, je suis tellement bien là. Je ne ressens nulle douleur, nulle peine, c'est si agréable.

- KAI ! DEBOUT SINON JE QUITTE LE GROUPE !

Ah non ! Et puis quoi encore ?! C'est du chantage ça !
Ruki, ma parole t'es qu'un gamin !
Tu me le paieras sale chacal !
Mes paupières sont lourdes et c'est un effort surhumain que d'essayer de les soulever !
Malgré tout, je prends mon courage à deux mains et je laisse mes cils filtrer petit à petit la lumière du jour.
Nous sommes dans une grande pièce aux murs blancs et propres, trop propre à mon goût d'ailleurs.
Nous ? Oui, je ne suis pas tout seul. Ruki me sert la main et s'entête à me répéter que je lui ai fait peur et qu'il veut une explication sur la cause de mon état.
Quel état ? J'essai de bouger mais une douleur vive m'en dissuade.
Je suis recouvert d'un drap blanc et je suis habillé d'une longue chemise blanche... blanc, toujours blanc, suis-je au paradis ?
Non, Ruki ne me crierais pas dessus.

- KAI ! Fais un effort ! Dis moi ce qui c'est passé.

Ce qui c'est passé ? Je ne suis pas sûr d'avoir envie de m'en rappeler. Mais un flash force mes souvenirs à refaire surface et je cris plus fort que je n'aurais voulu :

- Uruha !
- Quoi ?
- Reita... il, il l'a emmené, c'est lui qui a fait tout ça ! Ces mecs, ils étaient avec lui et Reita, il me déteste et, et Aoi aussi...
- Du calme cow-boy ! Coupe Ruki de plus en plus inquiet.
- Ruki, je, je te demande pardon ! J'avais tout faux depuis le début ! J'ai toujours était amoureux de toi mais je croyais que t'étais hétéro, alors je m'en suis pris à Uruha et euh, oui en faites
je me rends compte que j'ai été aveugle, débile même ! Pardon Ruki.
- Euh... Kai... ça me fait énormément plaisir mais n'oublie pas de respirer quand tu parles.
- ... J'en prends note. Faut que t'ailles chercher Uruha !
- Pourquoi ?
- Chez Reita ! Il a pété les plombs !
- J'ai pas l'impression qu'il y est que lui. <.<
- Non mais je ne plaisante pas ! S'il te plait ! Faut que tu ailles le chercher !
- Ok mais ils sont où ?
- A son appartement je suppose.
- Tu suppose ?
- Hai.


Ruki soupira et regarda tendrement son petit batteur complètement surexcité. Il ne pouvait décidemment rien lui refuser.
Il sortit de la chambre et se dirigea d'un pas ferme vers l'appartement de leur bassiste. Qui des deux avait raison ? Il devait en avoir le c½ur net.

Tsuki : Excusez-moi pour ce retard mais avec les fêtes, j'étais un peu, comment dire ?
Aoi : K.O.
Tsuki : C'est le mot !
Aoi : Tu l'es pas assez à mon goût...
Tsuki : Pardon ?
Aoi : *Va chercher sa guitare*
Tsuki : *Fuit très loin*

# Posté le mardi 08 janvier 2008 13:15

Modifié le mardi 08 janvier 2008 13:33

Une vie presque parfaite.... (Chap 11)

Une vie presque parfaite.... (Chap 11)
Auteur : tsuki ^^

Source : tHe GaZeTtE


Chapitre onze


Flash Back

- Dans ce monde il y a des choses belles et fragiles. Je voudrais qu'elles soient éternelles, que jamais elles ne se flétrissent. Je voudrais protéger toutes ces belles choses, pour ne jamais les voir triste.
- C'est joli. Ce sont les paroles d'une nouvelle chanson ? ^^
- Non.
- Ah bon...
- Uruha ?
- Nani ?
- Je crois que tu es une de ces personnes qui sont belles et fragile. Je voudrais que tu sois éternel et que jamais tu ne te flétrisses.
- Mer... merci. Dit-il un peu gêné.
- Uruha... je veux te protéger pour ne jamais te voir triste.
- ...
- Je t'aime.


Fin du Flash Back

Ses paupières se soulevèrent lentement et il aperçut une silhouette penchée au dessus de lui.

- Aoi ?
- Manqué ! Désolé de ne pas être ton prince charmant.
- ... oh ! Reita...
- Hai.


Le bassiste s'assit sur le lit où reposait le guitariste et lui tendit un verre d'eau. Uruha se releva légèrement et but quelques gorgés du liquide rafraîchissant.
Son corps était encore endolori et ses habits avaient gardé les tâches pourpres de son propre sang.
Il n'en revenait toujours pas.
Comment Kai avait-il put faire une chose pareil ? Jamais il ne l'aurait cru capable d'une telle méchanceté.
Reita se rapprocha et caressa doucement la joue du blondinet. Cette soudaine attention le fit sursauter.

- Désolé. Je ne voulais pas te faire peur. S'excusa Reita.
- Pas grave.
- C'est juste que tu avais l'air très triste.
- Je repensais à Kai.
- Oui, c'est malheureux.


Le blond acquiesça d'un signe de tête et se renfonça sous les draps. Sa tête commençait à lui tourner et il avait envie d'aller voir Aoi. Le bassiste remplit de nouveau le verre et le proposa au guitariste.

- Tu as encore soif ?
- Non. Ca ira, merci.
- Il faut que tu boives. Insista Reita.


Il lui mit le verre aux lèvres et l'incita à boire d'une traite. Uruha manqua de s'étouffer et son ami explosa littéralement de rire.

- C'est pas drôle! J'ai avalé de travers.
- Pardon, mais c'était vraiment tordant !
- Ah ! Ah ! Je suis mort de rire. Bouda le guitariste contrarié.
- Oh ça va ! Je plaisantais, tu veux que je m'excuse ?
- Oui. A genoux esclave !
- Bien.


Reita s'agenouilla sur le sol et fit mine d'implorer le blond.

- Nan mais je plaisantais ! Ria à son tour le guitariste.
- Faut pas me prendre au mot !
- Un « pardon » m'aurait largement suffit.
- Soit.


Le bassiste se releva, souleva le menton d'Uruha et l'embrassa doucement.

- Gomen.
- Hum... Reita... je...
- Je sais. Tu aimes Aoi.
- Hai. Dit le guitariste soulagé de la compréhension de son ami.
- Mais je ne te demande pas de m'aimer, je veux juste ce que tout le monde regarde chez toi.
- Nani ?
- Aoi n'en sera rien. Ce serait juste l'histoire d'une fois. Sourit le bassiste amusé.
- Mais qu'est-ce-que tu racontes ?! Je ne ferais jamais un truc pareil !
- T'as bien faillit faire la même chose avec Kai, ne ?
- Justement, je ne referais pas cette erreur deux fois !
- Dommage... Soupira Reita.
- Je ferais mieux de partir.


Uruha sortit du lit, se leva et s'écroula lourdement sur le sol sans rien comprendre. Ses jambes ne le portaient plus et sa tête... oui, sa tête lui faisait de plus en plus mal. Reita le souleva et le reposa sur le lit.

- Tu vois bien que tu n'es pas en état de marcher.
- Pourquoi ? Pourquoi je n'y arrive pas ? S'inquiéta le blond.


Reita montra du regard le verre posait sur la table de nuit.

- Qu'est-ce-que c'est ?
- Rien de bien méchant, rassure-toi.
- Qu'est-ce-que tu me veux ?! S'affola le guitariste.
- Je te l'ai dis. Répondit le blond d'une voix calme et posée.
- ...
- Ca ne durera que quelques heures, juste le temps de goûter ce qu'Aoi m'a volé.
- Volé ?
- Il ne t'a jamais dit que c'était grâce à moi que vous vous êtes connu ?
- Grâce à toi ?
- Il y a quelques années de ça, quand je vivais encore avec mes parents, j'ai déménagé dans une petite ville en attendant que notre maison soit finie de construire. C'était pendant les vacances d'été. C'est là bas que j'ai fais la connaissance d'un garçon nommé Aoi. On a appris à se connaître, je lui ai parlé de mon penchant pour les hommes et de mon coup c½ur pour un garçon de cette ville. Il m'a dit qu'il ne le connaissait pas bien parce-que c'était quelqu'un de très réservé. Le lendemain il m'a annoncé qu'il avait fais sa connaissance et qu'il l'adorait. Deux jours plus tard, notre maison était prête et Aoi ne m'a jamais présenté à toi. Quelques années encore plus tard, Aoi est arrivé dans la même ville que moi et a fait semblant de ne pas me reconnaître. Après tu connais la suite, tu débarques, le beau brun te retrouve et je suis de nouveau mis sur le banc de touche.
- Je... je ne savais pas.
- Et bien maintenant tu sais.
- Je suis désolé, je ne pouvais pas savoir et puis ce n'est pas ma faute.
- Non, c'est celle d'Aoi.
- ...
- Tu l'apprécies toujours autant ?
- Oui.
- L'amour rend aveugle. Ironisa le bassiste dépité.
- Est-ce-que je dois en conclure que tout ce qui est arrivé est de ta faute ?
- Je ne nie pas. Kai n'y est pour rien.
- Je dois rentrer chez moi.
- Il n'y a personne chez toi. Rappela le blond agacé.


Uruha fit un mouvement pour se relever mais le bassiste le plaqua contre le matelas et s'installa à califourchon sur lui.
Le guitariste n'était pas du genre à ce laissé faire mais son corps était étrangement lourd et Reita semblait avoir plus de force que lui.

- Ca suffit Reita. J'ai dis non !
- Et tu crois que de simples paroles suffisent ? Si les mots servaient à quelque chose ça se saurait.
- Lâche-moi. Supplia t-il alors qu'il sentait la prise de Reita de resserrer.
- La réponse est non. Je ne veux plus t'entendre sauf si c'est pour gémir mon nom. Sourit le bassiste.


Il bloqua les bras du blondinet sous ses genoux et s'attarda sur les boutons de sa chemise. Un sourire étira de nouveau ses lèvres et il chuchota à l'oreille du guitariste :

- Elle n'est pas à moi par hasard ?
- C'est toi qui me l'a prêté je te signale.
- Ah bon... tu ne vois aucun inconvénient à ce que je la reprenne dans ce cas ?
- Ca m'ennuierais de devoir me balader jusqu'à chez moi sans rien sur le dos.
- Mais tu n'es pas obligé de rentrer chez toi. Suggéra Reita.
- Je crois que j'ai été assez clair à ce sujet. S'impatienta Uruha.
- Désolé de devoir te contrarier.
- ...


Reita reprit SA chemise et détailla du bout des doigts la peau pâle du guitariste.

- Et dire qu'Aoi a eut droit à tout ça lui. Fit-il remarquer avec une moue boudeuse.
- Pourquoi « a eut » ? Il y a toujours droit. Précisa le guitariste blond.
- Il n'aurait pas du y avoir droit si tu veux mon avis. Et puis je peux très bien faire en sorte de gâcher votre si fraîche réconciliation.
- Donc c'est aussi toi qui lui avait conseillé de nous suivre jusqu'au pub ?
- Pas exactement. J'avais sous entendu qu'il se passait quelque chose entre toi et Kai, mais je n'aurais jamais pensé qu'il douterait si vite de toi et qu'il déciderait de vous suivre en douce. Comme quoi le hasard fait bien les choses !
- Enfoiré. Siffla Uruha hors de lui.
- Reste poli.


Reita se pencha et emprisonna les lèvres du blond pour le faire taire. Alors qu'il s'apprêtait à retirer la seule entrave l'empêchant de continuer son jeu pervers, Ruki fit irruption dans la pièce.

- Qu'est-ce-que vous fabriqué ?
- Ruki... on frappe avant d'entrer. Soupira Reita consterné.
- Pardon. Reita... Kai m'a dis, euh, comment dire ?


Il s'arrêta un instant et reconnut Uruha. Le petit chanteur s'avança et dit à son attention :

- Genre...me dis pas que t'as pas assez d'Aoi ?
- BAKA ! Est-ce-que j'ai l'air d'être consentant ? S'énerva le guitariste.
- ... Non.


Reita libéra le blondinet et fit face à un Ruki consterné.

- Kai t'a dit quoi exactement ?
- Que t'avais pété les plombs et que t'avais embarqué Uruha.
- J'ai effectivement embarqué Uruha, mais je n'ai certainement pas pété les plombs.
- Permets moi d'en douter... ^^
- Apparemment, ils n'ont pas tapé assez fort. Constata Reita sur un ton contrarié.
- Attends une minute ! Tu sais qui a frappé Kai ?
- Ouais, c'était des gars que je connaissais.
- * Gros bug*
- Bon, ba j'ai plus qu'à redéménager !
- Je pige pas là.
- Cherche pas. Uruha je suis désolé... on fera ça une autre fois.
- Tu rêves ou quoi ! Je veux plus jamais te revoir ! T'es qu'un malade mental ! Tempêta le blond.
- Non... je suis juste très amoureux.
- ...


Le bassiste attrapa son instrument, le rangea dans son étui et sortit de l'appartement en chantonnant son mal être. Ruki et Uruha s'observèrent pendant un moment jusqu'à ce qu'un bruit attire leur attention.
Un bruit sourd... comme quelqu'un qui tombe. Ruki se précipita dehors et tomba nez à nez avec le guitariste brun.
Reita était allongé sur le sol, les mains sur le ventre et la respiration à moitié coupé.
Aoi était apparemment très en colère.

- Euh... me regarde pas comme ça, j'y suis pour rien moi... Rassure-moi, tu l'as pas tué ?
- Non mais ça peut s'arrangé !
- Aoi ! S'exclama Uruha qui avait enfin décidé de sortir.


Ruki tourna les yeux vers son pauvre bassiste. Uruha sauta littéralement sur Aoi qui fut naturellement renversé.
Il ne manquait plus que les oiseaux et les fleurs pensa Ruki dégoûté par tant de cinéma. Après milles excuses, Uruha se releva et vint s'accroupir auprès du blessé.

- T'es mort ?
- Nan. Mais je crois que ça ne va pas tarder.
- Arrête tes conneries !


Le bassiste s'assit et laissa apparaître sa blessure.
Aoi avait dus le frapper au visage, à en juger par l'état de son arcade, et avait sûrement dus l'achever avec un coup de genoux dans l'estomac.
Très fin... comme à son habitude. Le guitariste blond sortit un mouchoir de sa poche et commença à essuyer le sang.
Il ne savait pas vraiment ce qui le poussé à faire ça... Reita n'avait pas vraiment été correct avec lui mais, être amoureux était-il un crime ?
Non. Lui-même était amoureux et pour rien au monde il ne voudrait changer ça. Reita arrêta le mouvement du blond et lui dit en souriant :

- Je n'ai pas vraiment envi qu'on s'apitoie sur mon sort... surtout si c'est toi Uru-pon.
- Excuse-moi. Je ne voulais pas te faire de peine.
- Ca va... j'ai compris. Mais ne me demande pas de rester et de faire semblant d'être heureux.
- Pourquoi ?
- Ma vie est un échec... je veux recommencer à zéro et pour ça je dois tout quitter.
- Même tes amis ? Gronda Ruki.
- Même... mes amis. Je vous demande pardon et je veux que vous demandiez pardon à Kai de ma part. C'est sans doute lui à qui j'ai fais le plus mal...


Il se releva tant bien que mal et partit vers la gare, sa bass sur le dos. Après tout, on ne choisit pas sa famille, ni les valeurs qu'elle nous enseigne.
On ne décide pas non plus de ce que doit-être la vie d'une personne.
On doit tout simplement vivre au grès du destin, suivre ses caprices et ses envies, car après tout, nous ne sommes que de simples êtres humains.

OwarI


Tsuki : Excusez-moi pour cette fin un peu rapide (et baclée <.<) mais qund j'ai écris cette histoire, je travailllais à Sarlat et je n'avais donc, pas beaucoup de temps. Par conséquent, je ne l'ai pas terminé comme je l'aurais voulu, à savoir : une fin plus développée ! Genre j'ai zappé la relation Kai/Ruki... vous m'en excuserez... mais je tiens à dire qu'ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant ! ^__________^ Reita ne devait pas finir come ça non plus... c'est juste que ce revirement de situation me permettait de raccourcir l'histoire. Je vous entends déjà me crier : Bouh la feignasse ! Oui, j'avoue... Allez, rendez-vous pour à la prochaine fic mes chouchous de lecteurs et si vous voulez absolument que je détaille un peu plus la fin... ba faite-le moi savoir et je le ferais. <.<
Aoi : Fais-le !
Tsuki : Je m'adresse aux lecteurs.
Aoi : Je suis pas un lecteur ?
Tsuki : Nan, toi t'es un emmerdeur.
Aoi : NANI ?!
Tsuki : * Court a prochain article *
Aoi : ICI SALE BÊTE !!!!

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 09:55

Et si on pouvait tout effacer ?

Et si on pouvait tout effacer ?
Pti' résumé: Alors qu'il est au bors du gouffre, Reita à un accident et se retrouve amnésique. Il va devoir redécouvrir ses quatres amis et faire face à des sentiments qu'il avait oublié. Uruha et Aoi ne lui faciliteront pas la tâche, au contraire, les guitaristes vont créer une belle pagaille.

Mon avis sur la chose:Comme à ma facheuse habitude, j'ai commencé dans l'humour pour finir dans le dramatique. Mais je suis fière de cette fin et je ne la changerais pour rien au monde! ^^

L'avis d'Aoi: Mouè, ça peut aller... J'ai pas un trop mauvais rôle. La fin est un peu trop mélo-dramatique à mon goût.

Tsuki : Ba pourquoi t'aimes pas ma fin ? ç__ç
Aoi : Parce-qu'elle est pourrie !
Tsuki : POURRIE !!!! >.<
Aoi : Parfaitement, et je ne changerais pas d'avis !
Tsuki : Mais, elle est bien ma fin. ç_ç
Aoi : Nan ! Comme si j'étais du genre à...
Tsuki : NAAAAAAAAAAAAAA !!!!! * Lui fout un coup de guitare sur la tête *
Aoi : X_x
Tsuki : T'allais balancer la fin abruti ! >.<



# Posté le vendredi 11 janvier 2008 10:31

Et si on pouvait tout effacer ? (Chap 1)

Et si on pouvait tout effacer ? (Chap 1)

Auteur : Tsuki

Source : The Gazette

Song: Vestige, over the rainbow, mucc


Chapitre un

Il marchait depuis plus d'une heure sous la pluie battante. Il ne sentait plus le froid de cette eau qui venait s'abattre sur son corps tremblant. Seule la douleur de son c½ur persistait, une douleur aigue, atroce, insoutenable. Comment en était-il arrivé là ? Il ne le savait que trop bien, mais refusait de se l'admettre.
C'était sa faute, oui, il avait trompé son bien aimé, son cher et tendre.
Un an de vie commune foutu en l'air en une soirée. Une semaine qu'il lui mentait sans relâche et que le petit chanteur ne voyait rien. Une semaine que cet incident c'était produit et que son âme le torturait. Il avait simplement voulu l'aider, après tout c'était son ami.
Le guitariste l'avait appelé en pleur, alors Reita était venu le consoler.
Pourquoi a-t-il fallut que tout ça aille plus loin ? Cette nuit là, il a fait ça sans sentiment mais le blondinet lui a glissé quelques mots à l'oreille. Je t'aime.
Envahis par la culpabilité, il a fuit ce lit et au bout de sept jours il a tout avoué à ce petit homme à qui il avait juré fidélité. Et maintenant ? Maintenant il se retrouvait à marcher, inlassablement, au milieu de cette satané route qui ne menait nulle part. Comment effacer ses erreurs ?
Comment faire pour tout oublier ? Il aurait tant voulu pouvoir retourner en arrière. Une sonnerie le tire de ses pensées. Son portable ?
C'est un message, u message qui fait céder les dernières barrières qui retenaient ses larmes de souffrance : « Je crois qu'on devrait faire une pause, je prends le train dans une heure pour aller rendre visite à ma famille. Kai est d'accord. Ruki. »
Ils sont terriblement cruel ces mots. Il se laisse tomber sur le goudron et il cri au monde toute sa douleur. Les minutes passent, la pluie continu, des phares au loin, le bruit d'un klaxon, aucune réaction, les freins qui hurlent et ce corps qui tombe lourdement sur le sol.
Et si on pouvait tout effacer ?

_______________________________

- Reita ! Reita ! Allez ! Réveille-toi !
- Doucement ! Tu te rappelles ce que l'infirmière a dis ?
- Non et je m'en fou ! Je veux qu'il se réveille !
- Elle a dis de ne pas le brusquer !
- Mais il est costaud !
- Fais-toi renverser par une voiture et après on verra.
- ...


Cela faisait près d'un quart heure que le guitariste blond tentait de réveiller leur bassiste. Ils étaient venu le plus vite possible, dès qu'ils avaient ressue le coup de file des urgences. Uruha avait sauté dans sa voiture et était passé prendre Kai.

- Kai ?
- Hum ?
- Il est amnésique ?
- Iie ! Les médecins ont parlé de probabilité d'une perte de mémoire.
- C'est pareil !
- Non, c'est pas une amnésie totale !
- Il va se souvenir de nous ?
- Non, pas tout de suite, mais avec le temps il se souviendra.
- Il va falloir s'occuper de lui.
- Oui, et j'ai pensé qu'on pourrait demander à Aoi de l'héberger chez lui.
- Pourquoi Aoi ?! S'indigna le blondinet.
- Parce-que Ruki est allé voir sa famille et que moi je n'ai pas assez de place.
- Et moi ?!
- T'es même pas capable de faire cuire des pâtes et tu veux que je te le confis ? Tu rigoles ?
- Oh ! Kai-chan s'il te plaît ! Laisse-moi m'en occuper. Supplia t-il avec une magnifique moue boudeuse.
- Iie ! Et puis pourquoi tu y tiens tant que ça ?
- Cherche pas ! Je veux, c'est tout !
- Humm... Ma tête...


Reita ouvrit difficilement les yeux et sursauta quand Uruha sauta sur son lit pour lui faire un énorme câlin.

- T'es enfin réveillé Reita-chan ! Tu nous as fais peur abruti !
- Go... gomen.
- Uruha ! Gronda le batteur en faisant descendre le blond du lit.
- C'est bon, c'est bon. Bouda le guitariste.
- Fais pas attention à lui Reita.
- ...
- Est-ce-que tu sais qui on est ?


Le bassiste secoua négativement la tête et le guitariste faillit bien faire une crise cardiaque. Avant qu'il est pus dire quoi que ce soit, Kai lui mit la main devant la bouche et expliqua calmement :

- Nous sommes tout les deux tes amis, moi c'est Kai et lui c'est Uruha.
- Moi c'est Reita.
- Tu te souviens au moins de ton nom, c'est déjà ça !
- Tu fais partie d'un groupe de visual-kei ! Réussit à glisser le guitariste.
- Futur groupe de visual-kei. Corrigea le brun.
- C'est vrai ?
- Oui. Tu es le bassiste de ce groupe, Uruha le premier guitariste, Aoi le deuxième, Ruki le chanteur et moi le batteur !
- Et, Ruki et Aoi ne sont pas là ?
- Non. Ruki est parti en vacance, ne t'inquiète pas on l'a prévenu et on lui a dit de ne pas se faire de soucis.
- Ruki...
- Quand à Aoi, Kai s'apprêtait à aller lui téléphoner pour lui donner de tes nouvelles ! ^^
- Hein ?! Mais non je...
- Mais si tu allais le faire ! Coupa le blond en poussant Kai hors de la chambre.


Et il l'enferma dans le couloir. Il se tourna vers le bassiste et lui sourit.

- Il nous embêtera moins comme ça !
- Mais c'est méchant.
- Ah non Reita-chan ! Ca s'appelle la loi du plus malin. ^__________^


Et tout en disant cela, le blond se pencha sur le visage du bassiste.

- Reita t'es trop mignon.
- Mer... merci. Souffla t-il un peu confus.
- J'ai envi de te faire un gros bisou !
- ...
- Mais bien évidemment tu ne le feras pas ! Gronda une voix forte dans son dos.
- Aoi ?!
- Content de me voir ?
- Non pas vraiment. Grommela le guitariste.


Le grand brun s'avança d'un pas sûr et se présenta :

- Je m'appelle Aoi, c'est moi le deuxième guitariste et c'est aussi moi qui vais t'héberger.
- Quoi ?!


Kai entra à son tour dans la chambre et empoigna Uruha.

- Espèce de sale gosse !
- C'était pour plaisanter Kai-chan !
- Plaisanterie ou pas, on rentre !
- Et Reita ?
- Aoi l'emmène avec lui.
- NAN !
- Arrêtes de faire ta tête de mule !


Aoi aida le bassiste à sortir du lit et les quatre amis sortirent de l'hôpital. Arrivé devant les voitures Uruha prit la main de Reita et lui dit :

- Ne le laisse surtout pas te toucher ! C'est un gros pervers et en plus il cuisine mal !
- Je serais toi je me tairais. Lança le brun en le foudroyant du regard.


Kai tira Uruha à l'intérieur de la voiture et dit :

- On passe vous voir demain, on lui ramènera sa basse histoire qu'il renoue avec la musique. Le mieux c'est qu'en rentrant tu lui joue quelques unes de nos partitions. Ca lui rappellera sûrement des trucs.
- Ok, à demain.


Uruha démarra à contre c½ur, déposa le batteur chez lui puis revint à son propre appartement. Une fois rentré, il s'affala sur son lit et cria dans ses couvertures pour se calmer.

- Aoi je te déteste. Dit-il pour lui-même.

Mais le blond n'avait pas dit son dernier mot. Il savait très bien que depuis leur rupture, car oui les deux guitaristes avaient eu une aventure, Aoi n'avait eu de cesse d'observer leur bassiste.
Heureusement pour lui, le blondinet avait une longueur d'avance : Reita et lui avaient déjà passé une nuit ensemble. Il avait fallut ruser mais il y était parvenu. Désormais, officiellement, Reita était célibataire et plus rien à par ce maudit guitariste brun ne lui barrait la route.
Ce sera la guerre s'il le faut, après tout, la guerre est un jeu de garçon et Uruha déteste perdre. Il fit face au plafond et l'observa sur un air de défi.

- Demain est un autre jour mais demain m'appartient ! Cher Aoi tiens-toi prêt car je serais sans pitié.

# Posté le samedi 12 janvier 2008 11:49

Et si on pouvait tout effacer ? (Chap 2)

Et si on pouvait tout effacer ? (Chap 2)

Auteur : Tsuki

Source : The Gazette

Song : baretta, taion, SID, one ok rock.


Chapitre deux


Ils n'échangèrent pas un mot pendant tout le trajet qui menait à l'appartement du brun. Une fois arrivé, Aoi fit descendre le bassiste et l'emmena jusqu'à sa chambre. Il y régnait une atmosphère calme et sereine. Le brun installa Reita sur le lit et alluma la musique.

- Bon, je vais prendre une douche. Installe-toi et détends-toi.
- Ok.
- Ah mais t'as pas d'affaire ! Regardes dans mon armoire et prends un boxer et un tee-shirt, pour dormir ça suffira. ^^
- Merci.


Le guitariste sortit de la chambre et se dirigea vers la salle de bain. Reita attrapa les vêtements, les enfila et s'allongea sur le lit. Il tourna la tête vers la table nuit, le réveil indiquait 23h passées.
Ses yeux s'arrêtèrent sur un petit cadre posé à côté de la lampe de chevet. Il l'a prit et l'observa attentivement. C'était une très belle photo, on y voyait Aoi enlaçait tendrement Uruha qui riait. Le bruit de la porte le fit sortir de son observation. Le brun apparut dans l'encadrement, une serviette autour de la taille et les cheveux encore humides.

- Déjà ?
- J'suis un rapide ! ^^
- Elle est sympa cette photo. Dit le bassiste en lui tendant le cadre.
- Oh ça ! C'est qu'une vielle photo qui n'a plus une très grande valeur.
- Pourtant vous aviez l'air de bien vous aimer à cette époque ?
- Oui, c'était avant qu'on face la bêtise de sortir ensemble.
- Vous étiez ensemble ?
- Et oui ! Comme quoi l'erreur est humaine ! ^^
- ...
- Enfin, c'est du passé ! Conclu t-il en posant le cadre sur son bureau.


Il attrapa un boxer et retira sa serviette. Gêné, le bassiste détourna les yeux et ne put retenir un petit rire.

- Quoi ?
- T'es toujours aussi exhibitionniste ?
- Pardon, c'est que j'ai pas l'habitude de faire dormir mes amis dans la même chambre que moi ! ^^'
- Je peux dormir sur le canapé si tu veux préserver ton intimité.
- Non, c'est bon.


Il enfila le sous vêtement et se coucha à côté du bassiste.

- C'est bon, tu peux te retourner, je suis plus tout nu ! Ria le brun.
- Je voulais pas que tu crois que j'étais un pervers.


Il se retourna et se retrouva nez à nez avec le guitariste tout sourire. Il pouvait sentir le souffle chaud du brun et il avait l'impression de pouvoir se noyer dans ses yeux ébène. Le guitariste rapprocha doucement son visage et déposa un baiser sur le front du blond.

- Bonne nuit.
- Bo... bonne nuit. Bredouilla le bassiste.


Il avait étrangement chaud d'un coup. Aoi lui tourna le dos et s'assoupit rapidement. Reita, quand à lui, ne trouva pas le sommeil facilement, il n'avait de cesse de regarder la peau pâle du brun.
Elle semblait si douce, il avait l'impression que ce dos était un appel au pêché. Il avança une main timide et caressa du bout des doigts la chair offerte. A peine l'eut-il effleuré qu'un flash le fit sursauter.

- Ruki...

Ce nom lui revenait souvent en mémoire. Pourquoi ? Qu'avait-il à voir avec ce Ruki ? Et puis maintenant qu'il y pensait, personne ne lui avait expliqué la raison de son amnésie ! Il secoua doucement Aoi et l'appela :

- Aoi ! Réveille-toi ! Faut que je te demande quelque chose !
- Humm... c'est si important que sa ? Ca ne peut pas attendre demain ?
- Iie ! J'ai besoin de savoir !
- Han... t'es chiant...


Le brun daigna enfin soulever ses paupières et fit face au bassiste.

- Qu'est-ce-que tu veux savoir ? Grogna le guitariste à moitié endormi.
- Pourquoi j'ai perdu la mémoire ?
- Tu t'es fais renverser par une voiture.
- Comment c'est arrivé ?
- Ba c'est la question qu'on se pose tous ! Qu'est-ce-que tu foutais à cette heure ci au milieu de la route ?!
- ...
- Et sous la pluie en plus ! D'ailleurs je me demande comment t'as fais pour pas te choper une pneumonie ?
- Je dois être résistant. ^^
- Ca pour sûr ! T'aurais pus y passer ! T'as de la chance de t'en être sortit qu'avec un trouble de la mémoire !
- Je dois avoir la tête dure.
- Ouais ça doit être ça !
- Dis-moi, est-ce-que Ruki et mo...


Mais il n'eut pas l'occasion de terminer sa phrase. Aoi scella leurs lèvres en un baiser langoureux.

- T'es trop bavard ce soir. Sourit le brun après avoir libéré sa bouche.
- Euh... je, euh... tu...
- T'es tellement plus mignon quand tu sais pas quoi dire. ^^
- Ca revient à dire soit beau et tais-toi.
- Ah non, ça veut dire : parle, j'aime ça mais pas trop parce-que le silence te rend beau.
- C'est pareil.
- Non. Le premier c'est il n'y que ton physique qui compte et le deuxième c'est je t'aime tout entier, ton corps et ton c½ur.
- Quel poète !
- N'est-ce pas ?
- Et tu le penses ce que tu as dit ?
- La question est, est-ce-que tu voudrais que je le pense ?
- Et si je ne réponds pas ?
- Alors j'en déduirais que tu en meurs d'envie.
- Uruha n'avait peut-être pas tort.
- Et depuis quand écoutes-tu ce cher Uruha ?
- Depuis que tu me fais des avances.
- Mais tu n'as pas repoussé ces avances pourtant ?
-Peut-être que si.
- Je n'y crois pas.
- Et pourquoi ?
- Parce-que tu aimes ça. Murmura t-il en se collant au bassiste.


Le brun passe ses bras autour du cou de son ami et faufile ses mains sous le tee-shirt pour caresser son dos. Ils échangent un sourire et le guitariste sait désormais que le bassiste lui appartient au moins pour cette nuit.
Il retire le haut et savoure les frissonnements de la peau tendre sous ses longs doigts. Reita se laisse faire, il aime quand Aoi le détaille de la sorte, il aime sentir son souffle sur sa nuque.
Les mains du brun se font plus pressantes et elles ont vite fait d'enlever la dernière barrière de tissu entre eux.
Leurs corps se cherchent, se frôlent, se touchent. Les cheveux humides du guitariste tombe sur les épaules du blond qui a de plus en plus de mal à retenir ses gémissements.
Aoi le fait doucement s'allonger, puis s'arrête sur le torse pour jouer avec les deux bouts de chair déjà dressés par le plaisir. Reita se trouvait à mille lieu de sa retenue de bienséance et cela semblait amuser le brun qui fit glisser ses mains sur l'entre jambe de son compagnon.
Jugeant bon de faire languir le blond, le guitariste s'arrêta brusquement et reporta son attention sur les fines lèvres de Reita. Celui-ci, n'appréciant guère les manières du brun, décida donc de prendre les choses en main.
Il fit basculer le vilain tortionnaire sous lui et entreprit de le torturer à son tour.

- Puisque tu veux jouer, alors jouons. Sourit-il d'un air amusé.
- J'ai pas dis que je voulais jouer. Bouda le brun.
- C'est tout comme mon cher.
- ...
- Et puis comme ça je suis les recommandations d'Uruha.
- Ah ! Je vois pas le rapport.
- Il m'a dit que tu étais un gros pervers et que je ne devais pas te laisser me toucher.
- Faut pas croire tout ce qu'il dit !
- De toute façon c'est moi qui décide maintenant ! >.<
- Mais tu sais pas faire ! XD
- Ah ouais ?
- Pourquoi tu crois qu'Uruha t'a largué ?
- On est sortit ensemble ?!
- Je te l'avais pas dis ?
- NON !
- Oups ! Milles excuses princesse !^^
- Ta gueule le brun sans cervelle.
- Waaaa où est passé ton romantisme ?
- Tu le mérites pas sale gosse !
- Dis pas ça Reitanouché !
- Attends une seconde, tu ne ferais pas ça par jalousie dès fois ?
- Qui ? Moi ?
- Non le pape !
- Jaloux de quoi ?
- De mon ancienne relation avec le blondinet.
- Ba non je m'en fous ! Vous êtes plus ensemble que je sache.
- Raaaa je m'embrouille !
- Cherche pas t'as tort.
- J'ai pas confiance.
- Tu crois sincèrement que je me servirais de toi ?
- ...
- La réponse est non. Je fais ça parce-que j'ai toujours eu envie de le faire et c'est tout.
- Mouais.
- Et je vais me faire un plaisir de te le prouver. Conclu t-il en emprisonnant les lèvres du blond.


Aoi fit de nouveau passer le bassiste sous lui et le pénétra sans le prévenir. Surpris, Reita ne put réprimer un cri de douleur.

- Mais t'es un sauvage ma parole !
- C'est pour te montrer toute l'envergure de mon amour. Sussura t-il à son oreille.


Et disant cela, il entama des mouvements de va et viens. La douleur se transforma petit à petit en plaisir et Reita se sentit peu à peu sombrer dans les bras du désir. Aoi enfonça ses ongles dans la tendre peau du blond et accéléra le rythme. Haletant et se sentant proche de l'orgasme, le bassiste supplia :

- Aoi... han... encore...

Le brun sourit et prit la virilité de son amant en main pour augmenter un peu plus l'extase grandissant. Le bassiste se cambra violemment sous les caresses.
Aoi donna un dernier coup de hanche et tout deux jouirent à l'unisson en se libérant.
Le guitariste se mit à califourchon sur le corps encore tremblant du blond et lécha ses doigts tout en fixant l'essoufflé avec un regard plein de malice.

- Je t'aime Reita. Murmura t-il après avoir embrassé son partenaire.

Il s'allongea et le bassiste le serra dans ses bras comme pour le remercier.

- Je t'aime aussi.

# Posté le samedi 12 janvier 2008 11:59