Auteur : Tsuki ^^
Source: the gazette
Chapitre cinq
- Alors notre amour avait si peu de valeur à tes yeux ?
- Mais non !
- Pourquoi m'avoir menti pendant tout ce temps ?
- Je ne t'ai jamais menti !
- Et tu mens encore.
- Non !
- Cesses de gaspiller ta salive. Tout est dit et c'est mieux comme ça.
- Je te jure que ce n'est pas ce que tu crois ! Je t'aime plus que tout !
- Plus que Kai ?
- Mais oui ! Je ne sais pas pourquoi... je ne comprends pas ce qui c'est passé !
- Tu sais Uruha... parfois, la parole est d'argent et le silence est d'or.
- Par pitié, crois-moi !
- Je voudrais... mais mon c½ur est déjà brisé et c'est ta faute mon ange.
- Je t'aime ! Je t'aime Aoi ! Tu m'écoutes ? Je t'aime !
Je t'aime ! Je t'aime ! Sa voix semble s'éteindre lentement dans le néant. La silhouette du brun disparaît au loin et laisse le gouffre le happer. Et pourtant il ne cesse de crier ces quelques mots insignifiants qui ne servent plus à rien.
- Je t'aime ! Reviens ! Ne me laisse pas ! Pitié Aoi, je t'aime !
Il se débat mais rien n'y fait. Des larmes coulent sur ses joues pâles et son corps tremble.
- Uruha ?
- Je t'aime... S'il te plaît Aoi...
- Uruha !
Réveillé par les mouvements violents de son compagnon de chambre, le guitariste brun tentait de faire revenir à lui le blond affolé et en pleure.
- Uruha ! Je suis là ! Réveilles-toi !
- Aoi !
Il ouvrit les yeux en criant ce nom qui d'habitude le faisait toujours sourire. Complètement désorienté, le blond éclata en sanglot dans les bras rassurants de son bien aimé.
- Là, shhhhhh, je suis là.
- Oh Aoi ! J'ai eu si peur ! Tu t'en allais, tu ne voulais pas me croire !
- Ce n'était qu'un cauchemar. Jamais je ne te quitterais mon ange.
- Pardon, je suis bête...
- Mais non voyons ! Quand tu n'étais pas là ça m'arrivait souvent de rêver que tu ne reviendrais jamais !
- Je t'aime Aoi.
- Et moi donc !
- Désolé...
- Et de quoi ? D'avoir peur de me perdre ? Ca me rassure, au contraire.
- Désolé quand même...
- Toi alors ! Mais bon, c'est pas parce-que tu m'aimes tant que tu dois me réveiller toutes les nuits à trois heures du mat' ! Sourit le brun.
- Ah ! Pardon. Fit-il gêné.
- Mais puisque qu'on est réveillés, on pourrait en profiter pour fêter nos retrouvailles comme il se doit ! Non ?
- Mais ton père risque de nous entendre ! Rappela le blond de nouveau inquiet.
- Suffit juste de faire doucement, ca n'en sera que plus excitant.
Uruha pouvait apercevoir les yeux du brun briller de malice et d'excitation. Même si lui aussi en avait envi, le danger présent n'était pas à négliger. Le guitariste blond était plongé dans une intense réflexion quand un Aoi en boxer le sortit de ses pensées en lui léchant la joue. Surpris, il sursauta et l'autre se mit à rire.
- T'es vraiment trop mignon quand t'es concentré !
- Oh ça va ! Mais je persiste à dire que c'est une mauvaise idée !
- Bouhou ! Et moi je persiste à dire que tu as la tête dure !
- Beuh ! Même pas vrai !
- De toute façon tu ne pourras pas résister.
- Tu ne te surestime pas un peu là ?
- Mais non, tu vas voir.
Le brun retira son boxer et s'assit derrière Uruha. Il le prit par la taille et fit descendre une de ses mains vers l'entre jambe de son compagnon. Ses lèvres passèrent sur la moindre parcelle de chair de la nuque blanche et douce. Tandis que sa main droite continuait de caresser l'entre jambe, l'autre passait sous le fin tee-shirt pour jouer avec les deux aspérités déjà dressés de plaisir. Sa bouche remonta le long du coup et s'arrêta pour mordiller l'oreille qui n'en demandait pas temps. Le blond laissa échapper un gémissement de bien être et le guitariste brun chuchota :
- Tu vois bien que tu ne peux pas me résister !
- Oh oui ! Tu as gagné mon amour ! Mais maintenant j'en ai encore plus envi que toi ! Avoua t-il en souriant.
- La patience est une grande vertu !
- Arrêtes de me bassiner avec tes proverbes à la noix ! Gronda le blond d'un ton qui se voulait dur.
- J'aime te faire languir mon ange.
- Han ! Tu es cruel !
- Oui ! Mais tu aimes ça.
Uruha leva les bras et les mains expertes de son amant ôtèrent le haut. Aoi se positionna entre les jambes du blond et fit glisser le jean, puis le boxer qui se retrouvèrent à même le sol. Lentement, le brun passa ses mains sur le membre durcis de son compagnon qui réclama entre deux souffles :
- Prends-moi !
- Patience mon ange.
Le blond grogna mais n'en dit pas plus, sentant un des doigts entrer dans son intimité. Il se cambra et gémit de plus belle quand un deuxième doigt le pénétra.
- Shhhhhh mon ange, ou tu vas réveiller le grincheux. Rappela Aoi.
Le guitariste se mordit la lèvre afin de contenir les gémissements qui s'intensifiaient aux mouvements des doigts du brun, qui semblait s'amuser de la situation. Amusement qui n'échappa pas au blond qui ne pouvait d'ailleurs rien dire. Sentant que son amant était plus que prêt, Aoi retira ses doigts et les remplaça par sa virilité. Uruha dût se mordre le poignet afin de ne pas crier.
Un an... cela avait parût une éternité. Ses jambes s'accrochèrent à la taille du brun et il se cambra de plus belle. Se sentant venir Aoi intensifia le rythme de ses fines hanches, tout en continuant de masturber le blond qui était au comble de l'extase.
Leur brûlant désir faisait perler des gouttes de sueur sur leurs corps nus et passionnés.
Le brun se libéra enfin et étouffa son orgasme dans un baiser torride qui cessa quand il sentit la semence de son compagnon entre ses doigts. Epuisé, Aoi s'allongea à côté du blond qui avait peine à reprendre sa respiration. Il tendit sa main et sourit. Le guitariste blond la lui attrapa et lécha contentieusement chaque doigt. Une fois sa tâche achevée, il tira le drap sur eux et posa sa tête sur l'épaule confortable du brun.
- Oyasumi.
- Oyasumi mon ange.
- Je t'aime Aoi.
- Moi aussi mon ange.
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La lumière du jour se faufila entre les rideaux et vint éclairer le visage du batteur encore endormi par ce ravissant samedi matin. La voix de ma mère m'obligea pourtant à ouvrir les yeux.
- Kai ! Debout ! Il est onze heures passé !
- Hmmm... oui, oui, je me lève.
Je m'assis sur le bord du lit et me regarda dans le miroir qui orné mon armoire. Je restai un moment à observer mon reflet sans faire aucun mouvement. Puis petit à petit, les évènements de la veille refirent surface. Je posai ma main sur mes lèvres et compris que je n'avais rien inventé.
Je me levai d'un bond et rempli d'une soudaine bonne humeur, je me dirigeai vers la cuisine pour prendre mon petit déjeuner. Après avoir satisfait mon appétit de lycéen en week-end, j'attrapai ma veste et sortit en direction du parc. Uruha y serait sûrement. C'était une des premières choses qu'il m'avait confié lors de la soirée que j'avais passé en sa compagnie.
Flash Back
- C'est dommage qu'une batterie ne soit pas transportable !
- Pourquoi ?
- Tu pourrais l'emmener partout !
- Oui, mais bon, je ne vais pas me plaindre. J'en ai une et c'est déjà bien.
- C'est l'avantage d'une guitare, tu l'as mets sur ton dos et hop !
- Ouais mais si c'est une électrique t'ai obligé d'avoir un ampli et du courant dans ta poche !
Les deux amis éclatèrent de rire puis Uruha reprit la parole :
- C'est aussi ça l'avantage d'avoir une sèche et une électrique !
- T'as les deux ?
- Oui, un ami m'a offert une électrique.
- Remarque, s'il a les moyens !
- Oui. Mais j'aime bien prendre la sèche pour aller jouer dans le parc ! ^^
- C'est vrai que c'est un endroit sympa.
- On ira ensemble la prochaine fois, si tu veux ?
- Ouais ! ^__^
Fin du Flash Back
J'ai bien marché pendant dix bonnes minutes avant de reconnaître sa silhouette. Il est assis avec quelqu'un. Aoi ? Sans doute. Je m'avance et je donne une petite tape sur la tête du brun.
- Et bonjour vous ! ^^
- Tiens ! Mais c'est notre mister smile !
- Vous allez bien ?
- Ouais ! Uruha est resté chez moi et il me montre tout ses talents depuis hier soir ! ^^
Il regarda le blond et lui sourit. Pas la peine de sortir de st Cyre pour savoir ce que ça sous entends !
- Vos débats amoureux ne sont pas mes oignions mon cher Aoi.
- Débats amoureux ? Tu veux dire que t'es au courant qu'on est ensemble ?!
- Pourquoi j'étais au lycée avant vous hier ?
- Euh... Parce-que ça t'as fais chier de m'attendre !
- Non. J'ai cru bon de ne pas vous déranger.
- Oh la grille ! Dit le brun comme si de rien n'était.
- Et puis si je n'étais pas au courant tu viens de m'y mettre. ^^
- ...
- XD
- Double grillage !
Uruha prit la parole à son tour :
- Et ça te fais rien ?
- Non, je vois pas pourquoi j'aurais quelque chose à dire.
- Oui c'est sûr ! Intervint Aoi.
- Ce que je te reproche c'est surtout le fait de m'avoir mentis. Lançais-je à l'attention du brun.
- C'est pas facile à dire qu'on est homo mon cher Kai !
- Je parle pas de ça.
- O_o
- Non, je pensais plutôt au fait que vous vous connaissiez depuis un bout de temps et qu'en classe tu as fait comme si tu le voyais pour la première fois.
- T'es au courant de ça aussi ? Fit-il un peu gêné.
- Sans compter qu'on galère depuis un an pour trouver un guitariste alors qu'il y en avait un sous nos yeux ! Insistais-je sur un ton de reproche.
- Ah oui mais là j'ai une excuse valable !
- Laquelle ?
- Je ne joue pas assez bien ! ^^
- Tu vas me mentir encore longtemps ?
- Nan mais je te jure !
- Aoi ! Tu crois qu'un débutant s'amuserait à écrire des partitions ?
- T'as fouillé dans ma chambre ou quoi ?
- Disons que c'était une simple coïncidence.
- Coïncidence ?
- Ca arrive à tout le monde de tomber par hasard sur quelque chose.
- Surtout à toi non ?
- Non. Dis-je un peu sèchement.
- Vous voulez que j'installe le ring ? Proposa Uruha.
- Non ça ira. Le rassurais-je avec mon plus beau sourire.
Je m'assois à côté de lui en prenant bien soin de ne pas regarder Aoi.
- En faites, si je suis là c'est que je voulais te présenter au reste du groupe.
- Tout de suite ?
- Ouais ! Faut juste que je leur passe un coup de fil.
Il jette un regard au brun comme pour avoir son consentement. Manquerait plus qu'il est besoin de son accord ! C'est un grand garçon quand même !
Bon, calme toi Kai, Aoi n'est pas censé savoir que toi et le blondinet vous avez une relation. Pour toutes réponses, il a haussé les épaules et a reprit sa première occupation : tripoter la malheureuse fleur qui se trouvait devant lui.
Uruha a reporté son attention sur moi et m'a répondu avec ce doux sourire qui lui va si bien :
- Ok, je te suis.
- Parfait ! Bon je vais vite fait les appeler et je reviens te chercher.
Je me lève et pars non sans avoir jeté un dernier coup d'½il aux deux guitaristes.
- Ruki ?
- Hai.
- C'est Kai ! Tu peux venir au pub dans un quart d'heure ?
- Ouais, si tu veux.
- Fais passer le message à Reita.
- Ok, à toute !
Je raccroche et je retourne en quatrième vitesse au parc. Bizarrement je ne supporte pas de laisser Uruha tout seul avec lui. Le pire dans tout ça c'est que je n'ai rien à dire... Aoi sort avec lui et Uruha ne devrait pas être avec moi. J'arrive à bout de souffle et je te fais signe. Tu te lèves et viens dans ma direction quand Aoi te rattrape et t'enlace amoureusement.
- Tu reviens vite ? Demande doucement le brun.
- Oui, promis.
- Je t'aime mon ange.
- Moi aussi.
Il lui donna un baiser sur le front et alla rejoindre le batteur. Aoi aurait-il sentis quelque chose ? Le brun n'a jamais été stupide et la possibilité qu'il se doute de quelque chose était assez probable. Il devait mettre les choses au clair avec Kai, s'il ne voulait pas perdre Aoi... s'il ne voulait pas le briser. Mais il devrait faire face à la déception du batteur... il ne voulait pas le voir souffrir par sa faute, c'était cruel... et cruel, Uruha ne l'était pas. Comment faire ?
Continuer ce jeu ridicule ou abandonner les deux ? Ces deux choix il refusait d'y être confronté ! Son estomac se serra et le cauchemar de hier soir refit surface. Non ! Ils entrèrent tout les deux dans le pub. Reita et Ruki les attendaient à une table.
- Kai...
- Nani ?
- Je dois te parler.
- Ba tu me le diras après si tu veux.
- Non... je dois te le dire maintenant.
Ses mains prirent les miennes et quelques mots à peine audibles mais facilement compréhensible sortirent de sa bouche en me faisant l'effet d'un poignard : Je veux qu'on arrête tout ça... je ne veux pas perdre Aoi... Gomen. Simples mots qui résonnent dans ma tête, simples mots qui petit à petit m'achèvent. Pourquoi n'as-tu pas voulu ne serais-ce qu'essayer ?
Rien n'avait vraiment commencé au fond, alors pourquoi veux-tu tout stopper ? N'as-tu qu'un c½ur de pierre petit garçon blond ? Mes jambes cèdent et mon c½ur aussi, mes larmes tombent et mon corps suit. Ruki et Reita se sont précipités sur moi.
Le bassiste me sert dans ses bras et tente de sécher mes pleures. Ruki ne s'est pas approché de moi, non, il est allé directement face à Uruha. Il sait, il connaît mes sentiments pour lui, alors il devine la cause de mon chagrin. Il prend le blond par le bras et le fait sortir. Reita est resté avec moi.
Aoi... je te hais. Je ferais de ta vie un enfer... je te le promets.




