Une vie presque parfaite (Chap 5)

Une vie presque parfaite (Chap 5)

Auteur : Tsuki ^^

Source: the gazette


Chapitre cinq


- Alors notre amour avait si peu de valeur à tes yeux ?
- Mais non !
- Pourquoi m'avoir menti pendant tout ce temps ?
- Je ne t'ai jamais menti !
- Et tu mens encore.
- Non !
- Cesses de gaspiller ta salive. Tout est dit et c'est mieux comme ça.
- Je te jure que ce n'est pas ce que tu crois ! Je t'aime plus que tout !
- Plus que Kai ?
- Mais oui ! Je ne sais pas pourquoi... je ne comprends pas ce qui c'est passé !
- Tu sais Uruha... parfois, la parole est d'argent et le silence est d'or.
- Par pitié, crois-moi !
- Je voudrais... mais mon c½ur est déjà brisé et c'est ta faute mon ange.
- Je t'aime ! Je t'aime Aoi ! Tu m'écoutes ? Je t'aime !


Je t'aime ! Je t'aime ! Sa voix semble s'éteindre lentement dans le néant. La silhouette du brun disparaît au loin et laisse le gouffre le happer. Et pourtant il ne cesse de crier ces quelques mots insignifiants qui ne servent plus à rien.

- Je t'aime ! Reviens ! Ne me laisse pas ! Pitié Aoi, je t'aime !

Il se débat mais rien n'y fait. Des larmes coulent sur ses joues pâles et son corps tremble.

- Uruha ?
- Je t'aime... S'il te plaît Aoi...
- Uruha !


Réveillé par les mouvements violents de son compagnon de chambre, le guitariste brun tentait de faire revenir à lui le blond affolé et en pleure.

- Uruha ! Je suis là ! Réveilles-toi !
- Aoi !


Il ouvrit les yeux en criant ce nom qui d'habitude le faisait toujours sourire. Complètement désorienté, le blond éclata en sanglot dans les bras rassurants de son bien aimé.

- Là, shhhhhh, je suis là.
- Oh Aoi ! J'ai eu si peur ! Tu t'en allais, tu ne voulais pas me croire !
- Ce n'était qu'un cauchemar. Jamais je ne te quitterais mon ange.
- Pardon, je suis bête...
- Mais non voyons ! Quand tu n'étais pas là ça m'arrivait souvent de rêver que tu ne reviendrais jamais !
- Je t'aime Aoi.
- Et moi donc !
- Désolé...
- Et de quoi ? D'avoir peur de me perdre ? Ca me rassure, au contraire.
- Désolé quand même...
- Toi alors ! Mais bon, c'est pas parce-que tu m'aimes tant que tu dois me réveiller toutes les nuits à trois heures du mat' ! Sourit le brun.
- Ah ! Pardon. Fit-il gêné.
- Mais puisque qu'on est réveillés, on pourrait en profiter pour fêter nos retrouvailles comme il se doit ! Non ?
- Mais ton père risque de nous entendre ! Rappela le blond de nouveau inquiet.
- Suffit juste de faire doucement, ca n'en sera que plus excitant.


Uruha pouvait apercevoir les yeux du brun briller de malice et d'excitation. Même si lui aussi en avait envi, le danger présent n'était pas à négliger. Le guitariste blond était plongé dans une intense réflexion quand un Aoi en boxer le sortit de ses pensées en lui léchant la joue. Surpris, il sursauta et l'autre se mit à rire.

- T'es vraiment trop mignon quand t'es concentré !
- Oh ça va ! Mais je persiste à dire que c'est une mauvaise idée !
- Bouhou ! Et moi je persiste à dire que tu as la tête dure !
- Beuh ! Même pas vrai !
- De toute façon tu ne pourras pas résister.
- Tu ne te surestime pas un peu là ?
- Mais non, tu vas voir.


Le brun retira son boxer et s'assit derrière Uruha. Il le prit par la taille et fit descendre une de ses mains vers l'entre jambe de son compagnon. Ses lèvres passèrent sur la moindre parcelle de chair de la nuque blanche et douce. Tandis que sa main droite continuait de caresser l'entre jambe, l'autre passait sous le fin tee-shirt pour jouer avec les deux aspérités déjà dressés de plaisir. Sa bouche remonta le long du coup et s'arrêta pour mordiller l'oreille qui n'en demandait pas temps. Le blond laissa échapper un gémissement de bien être et le guitariste brun chuchota :

- Tu vois bien que tu ne peux pas me résister !
- Oh oui ! Tu as gagné mon amour ! Mais maintenant j'en ai encore plus envi que toi ! Avoua t-il en souriant.
- La patience est une grande vertu !
- Arrêtes de me bassiner avec tes proverbes à la noix ! Gronda le blond d'un ton qui se voulait dur.
- J'aime te faire languir mon ange.
- Han ! Tu es cruel !
- Oui ! Mais tu aimes ça.


Uruha leva les bras et les mains expertes de son amant ôtèrent le haut. Aoi se positionna entre les jambes du blond et fit glisser le jean, puis le boxer qui se retrouvèrent à même le sol. Lentement, le brun passa ses mains sur le membre durcis de son compagnon qui réclama entre deux souffles :

- Prends-moi !
- Patience mon ange.


Le blond grogna mais n'en dit pas plus, sentant un des doigts entrer dans son intimité. Il se cambra et gémit de plus belle quand un deuxième doigt le pénétra.

- Shhhhhh mon ange, ou tu vas réveiller le grincheux. Rappela Aoi.

Le guitariste se mordit la lèvre afin de contenir les gémissements qui s'intensifiaient aux mouvements des doigts du brun, qui semblait s'amuser de la situation. Amusement qui n'échappa pas au blond qui ne pouvait d'ailleurs rien dire. Sentant que son amant était plus que prêt, Aoi retira ses doigts et les remplaça par sa virilité. Uruha dût se mordre le poignet afin de ne pas crier.
Un an... cela avait parût une éternité. Ses jambes s'accrochèrent à la taille du brun et il se cambra de plus belle. Se sentant venir Aoi intensifia le rythme de ses fines hanches, tout en continuant de masturber le blond qui était au comble de l'extase.
Leur brûlant désir faisait perler des gouttes de sueur sur leurs corps nus et passionnés.
Le brun se libéra enfin et étouffa son orgasme dans un baiser torride qui cessa quand il sentit la semence de son compagnon entre ses doigts. Epuisé, Aoi s'allongea à côté du blond qui avait peine à reprendre sa respiration. Il tendit sa main et sourit. Le guitariste blond la lui attrapa et lécha contentieusement chaque doigt. Une fois sa tâche achevée, il tira le drap sur eux et posa sa tête sur l'épaule confortable du brun.

- Oyasumi.
- Oyasumi mon ange.
- Je t'aime Aoi.
- Moi aussi mon ange.


_________________________________________


La lumière du jour se faufila entre les rideaux et vint éclairer le visage du batteur encore endormi par ce ravissant samedi matin. La voix de ma mère m'obligea pourtant à ouvrir les yeux.

- Kai ! Debout ! Il est onze heures passé !
- Hmmm... oui, oui, je me lève.


Je m'assis sur le bord du lit et me regarda dans le miroir qui orné mon armoire. Je restai un moment à observer mon reflet sans faire aucun mouvement. Puis petit à petit, les évènements de la veille refirent surface. Je posai ma main sur mes lèvres et compris que je n'avais rien inventé.
Je me levai d'un bond et rempli d'une soudaine bonne humeur, je me dirigeai vers la cuisine pour prendre mon petit déjeuner. Après avoir satisfait mon appétit de lycéen en week-end, j'attrapai ma veste et sortit en direction du parc. Uruha y serait sûrement. C'était une des premières choses qu'il m'avait confié lors de la soirée que j'avais passé en sa compagnie.

Flash Back


- C'est dommage qu'une batterie ne soit pas transportable !
- Pourquoi ?
- Tu pourrais l'emmener partout !
- Oui, mais bon, je ne vais pas me plaindre. J'en ai une et c'est déjà bien.
- C'est l'avantage d'une guitare, tu l'as mets sur ton dos et hop !
- Ouais mais si c'est une électrique t'ai obligé d'avoir un ampli et du courant dans ta poche !


Les deux amis éclatèrent de rire puis Uruha reprit la parole :

- C'est aussi ça l'avantage d'avoir une sèche et une électrique !
- T'as les deux ?
- Oui, un ami m'a offert une électrique.
- Remarque, s'il a les moyens !
- Oui. Mais j'aime bien prendre la sèche pour aller jouer dans le parc ! ^^
- C'est vrai que c'est un endroit sympa.
- On ira ensemble la prochaine fois, si tu veux ?
- Ouais ! ^__^


Fin du Flash Back


J'ai bien marché pendant dix bonnes minutes avant de reconnaître sa silhouette. Il est assis avec quelqu'un. Aoi ? Sans doute. Je m'avance et je donne une petite tape sur la tête du brun.

- Et bonjour vous ! ^^
- Tiens ! Mais c'est notre mister smile !
- Vous allez bien ?
- Ouais ! Uruha est resté chez moi et il me montre tout ses talents depuis hier soir ! ^^


Il regarda le blond et lui sourit. Pas la peine de sortir de st Cyre pour savoir ce que ça sous entends !

- Vos débats amoureux ne sont pas mes oignions mon cher Aoi.
- Débats amoureux ? Tu veux dire que t'es au courant qu'on est ensemble ?!
- Pourquoi j'étais au lycée avant vous hier ?
- Euh... Parce-que ça t'as fais chier de m'attendre !
- Non. J'ai cru bon de ne pas vous déranger.
- Oh la grille ! Dit le brun comme si de rien n'était.
- Et puis si je n'étais pas au courant tu viens de m'y mettre. ^^
- ...
- XD
- Double grillage !


Uruha prit la parole à son tour :

- Et ça te fais rien ?
- Non, je vois pas pourquoi j'aurais quelque chose à dire.
- Oui c'est sûr ! Intervint Aoi.
- Ce que je te reproche c'est surtout le fait de m'avoir mentis. Lançais-je à l'attention du brun.
- C'est pas facile à dire qu'on est homo mon cher Kai !
- Je parle pas de ça.
- O_o
- Non, je pensais plutôt au fait que vous vous connaissiez depuis un bout de temps et qu'en classe tu as fait comme si tu le voyais pour la première fois.
- T'es au courant de ça aussi ? Fit-il un peu gêné.
- Sans compter qu'on galère depuis un an pour trouver un guitariste alors qu'il y en avait un sous nos yeux ! Insistais-je sur un ton de reproche.
- Ah oui mais là j'ai une excuse valable !
- Laquelle ?
- Je ne joue pas assez bien ! ^^
- Tu vas me mentir encore longtemps ?
- Nan mais je te jure !
- Aoi ! Tu crois qu'un débutant s'amuserait à écrire des partitions ?
- T'as fouillé dans ma chambre ou quoi ?
- Disons que c'était une simple coïncidence.
- Coïncidence ?
- Ca arrive à tout le monde de tomber par hasard sur quelque chose.
- Surtout à toi non ?
- Non. Dis-je un peu sèchement.
- Vous voulez que j'installe le ring ? Proposa Uruha.
- Non ça ira. Le rassurais-je avec mon plus beau sourire.


Je m'assois à côté de lui en prenant bien soin de ne pas regarder Aoi.

- En faites, si je suis là c'est que je voulais te présenter au reste du groupe.
- Tout de suite ?
- Ouais ! Faut juste que je leur passe un coup de fil.


Il jette un regard au brun comme pour avoir son consentement. Manquerait plus qu'il est besoin de son accord ! C'est un grand garçon quand même !
Bon, calme toi Kai, Aoi n'est pas censé savoir que toi et le blondinet vous avez une relation. Pour toutes réponses, il a haussé les épaules et a reprit sa première occupation : tripoter la malheureuse fleur qui se trouvait devant lui.
Uruha a reporté son attention sur moi et m'a répondu avec ce doux sourire qui lui va si bien :

- Ok, je te suis.
- Parfait ! Bon je vais vite fait les appeler et je reviens te chercher.


Je me lève et pars non sans avoir jeté un dernier coup d'½il aux deux guitaristes.

- Ruki ?
- Hai.
- C'est Kai ! Tu peux venir au pub dans un quart d'heure ?
- Ouais, si tu veux.
- Fais passer le message à Reita.
- Ok, à toute !


Je raccroche et je retourne en quatrième vitesse au parc. Bizarrement je ne supporte pas de laisser Uruha tout seul avec lui. Le pire dans tout ça c'est que je n'ai rien à dire... Aoi sort avec lui et Uruha ne devrait pas être avec moi. J'arrive à bout de souffle et je te fais signe. Tu te lèves et viens dans ma direction quand Aoi te rattrape et t'enlace amoureusement.

- Tu reviens vite ? Demande doucement le brun.
- Oui, promis.
- Je t'aime mon ange.
- Moi aussi.


Il lui donna un baiser sur le front et alla rejoindre le batteur. Aoi aurait-il sentis quelque chose ? Le brun n'a jamais été stupide et la possibilité qu'il se doute de quelque chose était assez probable. Il devait mettre les choses au clair avec Kai, s'il ne voulait pas perdre Aoi... s'il ne voulait pas le briser. Mais il devrait faire face à la déception du batteur... il ne voulait pas le voir souffrir par sa faute, c'était cruel... et cruel, Uruha ne l'était pas. Comment faire ?
Continuer ce jeu ridicule ou abandonner les deux ? Ces deux choix il refusait d'y être confronté ! Son estomac se serra et le cauchemar de hier soir refit surface. Non ! Ils entrèrent tout les deux dans le pub. Reita et Ruki les attendaient à une table.

- Kai...
- Nani ?
- Je dois te parler.
- Ba tu me le diras après si tu veux.
- Non... je dois te le dire maintenant.


Ses mains prirent les miennes et quelques mots à peine audibles mais facilement compréhensible sortirent de sa bouche en me faisant l'effet d'un poignard : Je veux qu'on arrête tout ça... je ne veux pas perdre Aoi... Gomen. Simples mots qui résonnent dans ma tête, simples mots qui petit à petit m'achèvent. Pourquoi n'as-tu pas voulu ne serais-ce qu'essayer ?
Rien n'avait vraiment commencé au fond, alors pourquoi veux-tu tout stopper ? N'as-tu qu'un c½ur de pierre petit garçon blond ? Mes jambes cèdent et mon c½ur aussi, mes larmes tombent et mon corps suit. Ruki et Reita se sont précipités sur moi.
Le bassiste me sert dans ses bras et tente de sécher mes pleures. Ruki ne s'est pas approché de moi, non, il est allé directement face à Uruha. Il sait, il connaît mes sentiments pour lui, alors il devine la cause de mon chagrin. Il prend le blond par le bras et le fait sortir. Reita est resté avec moi.
Aoi... je te hais. Je ferais de ta vie un enfer... je te le promets.

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 10:45

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 11:25

Une vie presque parfaite... (Chap 6)

Une vie presque parfaite... (Chap 6)

Auteur : Tsuki ^^

Source : The gazette


Chapitre six

Ruki attrapa le blond par le bras et l'emmena à l'extérieur. Il ne supportait pas de voir Kai dans cet état. Et encore moins si c'était la faute d'Uruha. Pourquoi était-il si aveugle ? Le brun lui avait offert son c½ur et lui n'en avait fait que de la charpie. Lui, il aurait tant aimé avoir ce privilège, mais par peur de le perdre il avait préféré préserver son amitié. Son seul plaisir était de le voir rire au son de sa voix, il ne cherchait pas plus... c'était inutile.

- Qu'est-ce-que tu lui as dit ?
- Je... je ne voulais pas le faire pleurer.
- Ce n'était pas ma question.
- Je lui ai dit que je ne pouvais pas continuer...
- Continuer ? Est-ce-que ça veut dire que toi et Kai vous étiez ensemble ?
- Non ! Enfin, je, je suis avec Aoi et je...
- Et tu quoi ? S'impatienta le chanteur.
- J'ai toujours aimé Aoi mais je n'ai pas voulu repousser Kai... je ne voulais pas qu'il souffre par ma faute.
- Donc si j'ai bien tout suivi, tu as trompé Aoi avec Kai pour ensuite le jeter.
- Non ! On n'était pas vraiment ensemble ! Je l'ai simplement embrassé.
- Ca s'appelle donner de faux espoirs.
- Je ne voulais pas...
- Il fallait y penser avant ! Tu devais dire non depuis le début !
- Je...
- C'est ta faiblesse d'esprit et ton égoïsme qui ont engendré cette situation !
- Pardon... je ne voulais pas...
- Les excuses ce n'est pas à moi qu'il faut les présenter.


Ruki tourna les talons et repartit à l'intérieur. Il ne valait mieux pas qu'il reste plus longtemps en compagnie du blond, ou il n'aurait pas put retenir ses coups. Il s'accroupit devant le corps secoué de sanglots du batteur et le réconforta par quelques paroles amicales :

- Ne t'inquiète pas Kai-chan, Reita et moi ont va te remonter le moral en deux temps trois mouvements.
- Et puis faudra quand même qu'on m'explique ! Rappela le bassiste un peu perdu.


Je relevai la tête et acquiesça d'un triste sourire. J'avais des amis pour me soutenir et c'était déjà ça. Uruha ne ferait pas partit du groupe... ni de ma vie. Avec le temps je finirais par l'oublier... ou peut-être pas. La seule chose dont j'étais persuadé c'était qu'Aoi devrait payer pour ses mensonges. Ses mensonges ou son amour pour Uruha, peu importe la raison, le brun ne risquait pas de s'en tirer aussi facilement. Reita releva son batteur et ils décidèrent d'aller tout les trois chez Ruki.
Ils tombèrent nez à nez avec Uruha qui n'avait pas bougé depuis sa conversation avec le chanteur. Je détournai vivement le regard tandis que Ruki me posait une main réconfortante sur l'épaule tout en fusillant du regard le blond qui ne faisait toujours aucuns mouvements. Reita se contenta d'inciter les deux autres à avancer. Le guitariste blond ne bougea pas, il ne remarqua même pas qu'aucun d'eux n'avaient daigné se retourner, non... ses yeux à lui restaient obstinément figés sur la vitre du pub, sur cette silhouette tellement familière. Depuis quand était-il là ?

_________________________________________________

- Je t'aime mon ange.
- Moi aussi.


Deux mots et il s'en va. Le brun ne savait plus quoi penser. Depuis que le batteur les avait rejoins dans le parc, il n'avait eu de cesse de regarder Uruha d'une façon dérangeante. Aoi n'était pas idiot, il avait bien sentit que ce n'était pas le regard qu'on a pour un ami. D'habitude, ce « moi aussi » lui aurait tout à fait convenu, mais cette fois c'était différent. Il n'y avait pas cet entrain, ce sourire, non... sa voix semblait inquiète et différente. Les silhouettes des deux musiciens se dirigeaient vers la sortie du parc, quand Aoi se décida à bouger. Il devait en avoir le c½ur net. Uruha lui cachait quelque chose et il le découvrirait d'une façon ou d'une autre. Il emprunta un autre chemin et les suivit à distance.
Comprenant qu'ils se dirigeaient vers le pub et Aoi étant en bon terme avec le directeur, il se faufil a par derrière. Il salua brièvement les quelques personnes qu'il croisa puis s'installa à une table assez reculée mais donnant vu sur toute la salle et même sur l'extérieur. Kai et Uruha font leur entré. Ils s'arrêtent. Uruha à l'air perplexe, il parle nerveusement, Kai s'effondre et deux personnes arrivent. Reita s'agenouille près du batteur et Ruki attrape Uruha pour l'emmener à l'extérieur. Tout ce passe très vite. Ruki semble en colère. A-t-il bien compris la situation ?
Pourquoi Kai pleure t-il ? Uruha n'aurait pas... Le petit chanteur est réentrée dans le pub. Il reporte son attention sur le guitariste blond. Il l'a vu... malgré la vitre qui les sépare. Le blond reste figé, il ne bouge pas non plus quand les trois autres passent à côté de lui. Il a peur... Aoi le sait, il le connaît bien, Uruha a toujours réagi comme ça face à ce sentiment. Il voudrait ne pas avoir compris, mais c'est désormais une certitude : son bien aimé l'a trompé. Le guitariste brun se lève et sort rejoindre celui qui finalement l'a trahi. Uruha sort enfin de sa léthargie et se retrouve face au brun qui le regarde avec des yeux décidément trop froid à son goût. Il tente un mouvement mais Aoi recule.

- Aoi ?
- Non. C'est bon, j'ai compris.
- Non ! C'est pas ce que tu crois !
- Je veux savoir la vérité Uruha.
- Je... je...
- La vérité ! Cria t-il sous l'effet de la colère.
- Je l'ai embrassé mais je... je ne...


Cette simple phrase confirma son idée première. Uruha l'avait trompé, son Uruha, son ange. Sentant les larmes montaient, le brun gifla violemment le guitariste blond.

- Comment ? Pourquoi ? Balbutia Aoi tremblant.
- Je te jure...
- Notre amour avait-il si peu de valeur à tes yeux ?
- ...


Ces quelques mots glacèrent le sang du blond. C'était comme dans son rêve, Aoi allait l'abandonné. A cette pensée, Uruha tomba à genoux et agrippa désespérément la jambe du brun en sanglotant.

- Je te jure que... je ne... je ne...

Le guitariste s'accroupi à sa hauteur, lui releva le menton et lui demanda :

- Est-ce- que c'est mon père qui t'a influencé ?
- ...
- Est-ce-que c'est lui ?
- Non, il n'y est pour rien. Marmonna le blond entre deux hoquets.
- Alors ça veux bien dire que tes sentiments pour moi n'étaient pas aussi fort que les miens pour toi.


Il avait pris le ton le plus glacial dont il était capable. Il enleva les mains d'Uruha et repartit chez lui sans oser jeter un dernier regard sur le corps recroquevillé du petit ange. Il devait se faire une raison, Uruha ne l'aimait pas, du moins pas autant qu'il l'aurait espéré. Le blond n'osait plus faire un geste. Il restait là, à genoux sur le goudron et les yeux en feu. Son corps était parcourut de spasme et son esprit refusait de croire ce que cela signifiait. Il était en tort, il le savait.
Mais il n'avait fait ça que pour soulager Kai et jamais ses sentiments pour Aoi n'avaient faillis. Pleurer ne lui servirait à rien, hurler non plus, taper encore moins. Mais il n'avait que ça pour ce soulager, alors il se recroquevilla un peu plus et il se mit à frapper le sol de ses mains tremblantes. Crier ? Il n'en avait même pas la force, alors il se contentait de gémir le nom de cette personne qu'il chérissait tant. Alors que ses mains s'abattaient de plus en plus violemment sur bitume, une main l'arrêta dans son élan en lui emprisonnant les poignets.

- Reita ?
- Tu vas finir par te faire mal.
- ...
- J'aimerais savoir ce qui c'est réellement passé.
- ...
- Viens. On va soigner ça chez moi.
- Non... c'est pas...
- Si. Je ne te laisse pas le choix de toute façon.


Le bassiste souleva le corps du blond et le porta jusqu'à un petit appartement. Il se sentait ridicule à être porté ainsi. Mais cette soudaine attention le rassurait et ses mains commençaient à le faire souffrir. Reita le déposa sur le canapé et apporta de quoi soigner ses blessures. Ces gestes étaient doux et appliqués, ils lui rappelaient ceux d'Aoi. Automatiquement, des larmes se mirent à ruisseler le long de ses joues.

- Pourquoi ? Pourquoi ne m'a t-il pas cru ?
- C'est à toi de me l'expliquer. Répondit le bassiste en essuyant les larmes.
- ...
- Je veux que tu me racontes toute l'histoire.
- Hai.
- Du début à la fin ?
- Du début à la fin. Acquiesça le guitariste.
- Et la stricte vérité ?
- Hai.


Uruha raconta tout. Du mensonge d'Aoi, aux gestes de Kai. Reita écoutait le moindre mot sans pour autant lever les yeux de sa tache. Pendant tout le récit du blondinet, il avait désinfecté et bandé les deux mains blessées. Son travail achevé, il se releva et dit :

- Bien ! C'est déjà plus clair pour moi ! J'irais parler à Kai demain.
- Arigato...
- Quand à toi, tache de ne plus être aussi sensible. Aoi et Ruki avaient raison sur un point : tu n'aurais jamais dû embrasser Kai.
- Hai.
- Allez ! Rentre chez toi et tu verras que demain tout ira mieux.


Le guitariste hocha la tête et sortit de l'appartement. Il voulait croire en ce que Reita lui avait dis, demain tout irai mieux.

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 11:17

Une vie presque parfaite... (Chap 7)

Une vie presque parfaite... (Chap 7)

Auteur : Tsuki

Source : the gazette


Chapitre sept


Uruha mourrait d'envie d'aller voir Aoi pour s'excuser, mais il avait bien trop peur de tomber sur son père. Au final, il fit se que Reita lui avait conseillé et prit la direction de sa maison. Un bruit de sirène l'extirpa de ses pensées. Une voiture de police était garée devant le portail et deux hommes en uniformes frappaient à la porte. Le guitariste se précipita sur eux et demanda inquiet :

- Qu'est qu'il y a ? Vous cherchez quelqu'un ?
- Vous habitez ici ?
- Oui, pourquoi ?
- On nous a signalé que votre mère détenait de la drogue et autres produits suspects. Elle refuse de nous laisser entrer.


Le blond se mordit la lèvre.

- Ecou... écoutez, je vais lui parler. Laissez-moi faire.

Les deux se reculèrent pour lui laisser la place. Uruha se colla à la porte et appela :

- Maman ? C'est Uru... ouvre s'il te plaît.
- Non ! Pas tant qu'ils seront là !
- Ecoutes maman, ils vont retournés dans leur voiture et tu me laisseras entrer. D'accord ?


Il fit signe aux deux autres de retourner à leur véhicule. Ils s'exécutèrent sans broncher.

- Ils sont partis maman. Laisse-moi te parler.

La porte s'ouvrit et elle tira le blond à l'intérieur en prenant soin de refermer. Uruha regarda tristement la femme qui lui faisait maintenant face. Elle était maigre, trop maigre, le temps semblait l'avoir usé et des cernes creusaient son visage fin. Cette femme n'avait plus rien de la mère tendre que le guitariste avait connu autrefois, non, elle n'était plus qu'un corps dépendant de produits infâmes. Il lui arrivait parfois de délirer. Le plus souvent elle le frappait ou elle le prenait pour son défunt mari.
Défunt... oui, c'est quand il est mort que tout a basculé. Sa mère avait lentement sombré en l'entraînant dans sa chute, mais Uruha avait pus se raccrocher à quelque chose, à quelqu'un... Aoi. Le guitariste brun était le seul à tout savoir de ses malheurs et c'était le seul qui avait daigné l'aider. Un bruit sourd le fit revenir à la réalité.

- Maman !

Elle venait de s'écrouler au sol. Le blond s'assit à côté d'elle et la serra dans ses bras. Elle releva la tête et caressa distraitement la joue de son fils.

- Tu es revenu.
- Non maman, c'est Uruha.
- Tu m'as tellement manqué mon chéri.
- Ce n'est pas papa ! S'énerva le blond au bord des larmes.


Cette situation lui faisait atrocement mal. Sa mère n'avait jamais juré que par son père, c'était comme s'il n'était là que pour lui rappeler son souvenir.

- Ne cris pas, ça me fait mal au crâne.

Elle enlaça le cou du blond et l'embrassa violemment. Uruha la repoussa immédiatement et cria :

- Mais bon sang ! C'est moi, Uruha ! Papa est mort ! Il est six pieds sous terre, tu comprends ?!

Cette phrase eut l'effet d'une claque. La mère se releva et s'époumona :

- Ne parle pas de ton père comme ça !
- Ecoutes moi au moins ! T'es complètement ailleurs !
- La ferme sale petit hypocrite !


Et disant cela, elle se jeta sur le blond et le plaqua au sol avec une force inouïe. Elle lui mit une violente claque et se remit à crier tout en lui serrant les poignets.

- Tu n'es qu'un sale morveux !
- La ferme ! T'es complètement folle !
- Ton père et moi on t'a tout donné et toi tout ce que tu trouve à faire c'est de coucher avec un homme !
- ...


Uruha se figea. Depuis quand sa mère était-elle au courant ? Il n'avait jamais invité Aoi chez lui et sa mère ne sortait que trop rarement pour pouvoir entendre une quelconque rumeur. Quelqu'un l'avait mise au courant, ça ne faisait aucun doute. Et si ce quelqu'un était le... CLAC ! Sa réflexion fut stoppée par une gifle.

- Mais arrête de me frapper !
- Non ! Pas temps que ton père ne reviendra pas !
- Mais il est mort !


Il tentait de se débattre mais sa mère le tenait fermement. Soudain, elle cessa de le frapper et s'assit sur lui à califourchon tout en l'observant.

- Tu es maigre. Constata t-elle comme si la maigreur de son fils datait d'aujourd'hui.
- Tu peux parler !
- Tu manges au moins ?
- Tout les midis au lycée étant donné que ma mère ne fait pas à mangé le reste du temps. Dit-il sur un ton sarcastique.
- Mais tu as l'air d'une fille ! Ton père était beaucoup plus costaud ! Ria t-elle.


Elle lui déchira son tee-shirt et l'examina minutieusement.

- Mais arrêtes ! Lâche-moi !

Alors qu'un bruit sourd résonnait dans la pièce, sa mère reprit les coups de plus belle. Les deux policiers firent irruption et empoignèrent la femme devenu hystérique.

- C'est toi qui leur a dit ! Espèce de monstre ! Tu n'es pas mon fils, je te hais !

Ils la firent sortirent tant bien que mal, l'un des deux hommes donna des consigne à Uruha puis repartit aider son collègue. Le blond se laissa glisser sur le sol et se mit à pleurer. Ce genre de chose lui était déjà arrivait, c'était fréquent, mais jamais sa mère ne l'avait insulté de la sorte, ni même renié. Oubliant les consignes du policier, Uruha se dirigea hors de la maison et partit vers l'appartement du bassiste. Il n'y avait que lui qui pouvait l'aider en ce moment. Il frappa à la porte et quelques secondes après, Reita ouvrit en s'exclamant de surprise :

- Uruha ?!
- Est-ce-que je peux rester chez toi quelque temps s'il te plaît ?


Le blond acquiesça et le laissa entrer.

- T'es pas bien de te promener torse nu au mois de septembre ?
- C'est une longue histoire...
- Ca tombe bien, j'ai tout mon temps ! Annonça t-il tout sourire.
- ...
- Allez ! Je veux tout savoir ! ^^


Il l'installa dans le canapé et lui rapporta une tasse de thé chaud. Reita prit place sur le canapé et invita Uruha à s'allonger. Le blond but son thé d'une traite et cala sa tête sur l'une des jambes du bassiste. Il avait l'impression de se retrouver chez l'un de ces psychologues qui pensaient tout savoir de l'esprit complexe d'un enfant, car oui, Uruha ne se voyait pas autrement, il savait pertinemment qu'il manquait de maturité et il se trouvait faible... horriblement faible. Le fait est qu'il appréhendait légèrement de devoir se confier à quelqu'un d'autre qu'à son bien aimé, mais Reita était tout ce qu'il avait de plus rassurant et doux donc son doute s'évapora rapidement. Le blond entama son long récit encourageait par la main de son bienfaiteur qui lui caressait les cheveux. La nuit vint finalement s'installer et Uruha partit lentement dans un sommeil bien mérité. Enchaîné au canapé à cause de la tête du guitariste, il soupira et constata pour lui-même :

- On aura fait de gros progrès en une journée.

Il frôla rêveusement la joue encore humide du petit ange endormis et remarqua la chaîne autour de son cou.

- Tu l'aimes vraiment cet imbécile de brun...

Le blond soupira comme s'il avait voulu répondre.

- Soit, je parlerai à notre capricieux petit batteur mais il faudra que tu sois fort de ton côté, car l'arrestation de ta mère aura sûrement des répercutions.

Il déposa un baiser sur le front du blondinet.

- Mais peut-être que c'est ça qui fera réagir ton cher et tendre... bien que je ne comprenne pas ce que tu lui trouves à ce baka !

Il rit doucement et rejoignit lui aussi le pays des rêves. C'est demain que tout ce jouera, c'est demain que tu devras faire ton choix et peut-être te décideras-tu enfin à grandir ?

Aoi: Je me suis fais traiter de baka ou je rêve ?
Tsuki: Han! J'étais obligée !
Aoi: Mon c** oui !!!
Tsuki: Pas de vilains mots ici ! >.<
Aoi: Je rêve... >.>
Tsuki: Ba quoi ? J'ai de bonne manière moi !
Aoi: Moi aussi. * l'assome avec sa guiatre*
Tsuki: X_x
Aoi: BONNE ANNEE A TOUS !!!!

# Posté le mardi 01 janvier 2008 09:28

Une vie presque parfaite... (Chap 8)

Une vie presque parfaite... (Chap 8)
Auteur : Tsuki

Source : the gazette


Chapitre huit

Ruki avait suivi le batteur sans dire le moindre mot. Il savait que Kai avait été profondément blessé et qu'il lui serait difficile de l'aider. Mais il voulait au moins essayer. Alors qu'ils arrivaient devant sa demeure, le petit chanteur rompit enfin le silence :

- Je peux dormir chez toi ce soir ?
- ... oui, si tu veux...
- Ca te fera du bien d'avoir quelqu'un à qui parler.
- Oui... mais je n'ai pas trop envie de parler de toute façon...
- ...


Je le fis renter, j'expliquai vite fait à mes parents que j'avais invité un ami et nous nous dirigeâmes dans ma chambre.
Ruki avait à peine refermé la porte que je m'écroulais sur le lit pour étouffer mon mal. J'étais tellement sûr de moi, je pensais avoir tout prévu et finalement la situation a tourné à mon désavantage. Qu'est-ce-que Aoi a de plus ? Est-ce parce qu'ils se connaissent depuis plus longtemps ? Ou est-ce seulement une histoire de physique ?
Et puis à quoi bon se poser toutes ces questions ! Ca ne changera rien... Uruha ne m'aime pas, il préfère cette imbécile de brun pourris par le fric. La main de Ruki sur mon dos me fait sursauter, je n'avais pas remarqué qu'il c'était rapproché.

- Ruki ?
- Quoi ?
- Tu crois que je n'aurais pas dus faire part de mes sentiments à Uruha ?
- Tu as bien fais de lui avouer, c'est lui qui a eut tort de t'embrasser alors qu'il ne ressentait rien.
- Ce n'est pas totalement sa faute... je, j'ai...
- Tu as quoi ?
- Je l'ai un peu poussé on va dire.
- On ne force pas les gens à vous aimer Kai.
- Je sais. Soupirais-je.


Le petit blond me serra dans ses bras et me donna un doux baiser sur la tempe. Ruki a toujours était là pour moi, une peu comme un frère. Il a cette présence rassurante qui me fait du bien.

- Et, est-ce-qu'il te resterait un peu d'amour pour moi ?
- ...
- J'ai longtemps hésité à t'en faire part... et j'ai tellement hésité que j'ai faillit te voir partir dans les bras de quelqu'un d'autre. Kai, je... je t'aime.
- Ruki je... non... pas... pas maintenant. Désolé.
- Hum... je m'en doutais.
- Tu... tu m'en veux ?
- Iie. C'est normal.


Il s'allongea sur le lit et ferma les yeux. Si je m'étais attendu à ça ! Ruki amoureux de moi ?! Peut-être qu'au fond si je m'en étais aperçu plus tôt... Mais j'eu à peine le temps de terminer ma réflexion que Morphée m'emmenait déjà loin du monde réel.

___________________________

Le corps tremblant, les yeux pleurant et le c½ur en sang. Combien de temps tiendras-tu encore ? Tous ces sentiments qui vous habitent, je ne les comprends pas. Suis-je même réellement capable de te venir en aide ?
Fils unique avec pour seul soucis son propre bonheur... à qui la faute ? Je vous hais, vous les deux êtres m'ayant donné la vie, vous mes parents qui après ma naissance m'ont abandonné sans le moindre remord. Je vous entends encore me parler de toutes ces écoles prestigieuses dont les noms m'ont échappé.
Vous ne pensiez qu'à votre argent, la complicité d'une famille qui s'aime ne faisait pas partie de votre quotidien... avec le temps, j'ai compris qu'elle ne ferait jamais partie du mien non plus. Par vengeance, sûrement, je n'ai jamais fait ce que vous attendiez de moi.
La musique était ma délivrance à cette vie que je croyais sans importance. J'ai renié votre éducation et je suis partie vivre seul, avec mes propres moyens... loin de vous. Pourquoi nous sommes-nous égarés ? Quand je vois le malheur des autres, j'ai l'impression que mon malheur à moi n'est finalement qu'une erreur... un terrible malentendu. Peut-être aurions-nous dus nous parler un peu plus... qui c'est ?
Uruha... tes problèmes sont si différents des miens, et pourtant je veux croire que le bonheur te sourira et que ce soit grâce à moi... pour une fois... pour la première fois, je veux aider quelqu'un sans qu'on ait à me le demander. Uruha, ce sourire que tu as perdu, je te le rendrais.

***

- Reita ?
- Hum...
- Tu ne dors pas ?
- Non, je n'ai pas sommeil et puis je réfléchissais.
- A quoi ?
- A certaines choses que je ne devrais pas oublier.
- T'es tête en l'air ?
- Non... du moins, sûrement pas autant que toi !
- Hey ! Je ne te permets pas !
- Ca se voit.
- Ah bon ?
- Dans tes gestes.
- Oui c'est vrai, je suis tête en l'air et maladroit.
- Et naïf.
- Gomen... je suis un poids pour tout le monde.
- Ne dis pas ça ! Ce que tu as vécus n'est pas banal !
- J'ai peur Reita... j'ai peur que demain, Aoi me rejette encore. Je n'ai pas envie de ressubir ça.
- Il ne le fera pas. Il tient bien trop à toi.


Le guitariste haussa les épaules et tout deux sursautèrent au son de la sonnerie de portable du bassiste.

- Moshi? Moshi?
- C'est Ruki.
- Hey! Salut toi! Bien dormi?
- Oui, j'ai dormi chez Kai.
- Houlà ! Pas de bêtise j'espère ?
- Je ne m'appelle pas Reita.
- Ah ! Ah ! Très drôle. Pourquoi tu m'appelles à cette heure-ci ? Et si j'étais en train de pioncer ?
- Heureusement que non ! T'as pris la peine de regarder ton réveil ?
- ...


Le blond se pencha pour regarder la pendule.

- Oh.
- Tu peux le dire ! Tu devrais déjà être devant le lycée !
- Ok ! Ne t'énerve pas ! J'arrive tout de suite !
- Il y a plutôt intérêt grosse feignasse !
- Eh ! Oh ! Surveille ton langage le nain !
- NANI ?!
- A tout de suite ! ^^'


Reita regarda de nouveau la pendule et raccrocha. Uruha, ayant compris la raison du coup de téléphone, il se leva et demanda timidement :

- Est-ce-que je peux t'empreinter ta salle de bain et des sous vêtements de rechange ?
- Bien sûr, fais comme chez toi ! ^^
- Arigato gosaimasu !
- On passera chez toi pour te prendre quelques fringues.


Le bassiste se dirigea vers la cuisine et s'accouda à la fenêtre. Le brouillard donnait au paysage des airs endormi et ne motivait pas vraiment pour aller en cour. Une voix familière attira son attention.
Il pencha la tête et observa les deux personnes qui passaient devant son appartement. Ces cheveux bruns il les reconnaîtrait parmi mille : Aoi. Le guitariste était en compagnie de son père et tout deux semblaient parler sérieusement.

- C'est pas banal de voir un directeur arriver à cette heure-ci...

Il referma la fenêtre et s'installa à table pour servir un thé au blondinet encore sous la douche.

- J'ai l'impression qu'aujourd'hui la vie de classe sera légèrement plus mouvementée.

Un sourire au coin de ses lèvres apparut, puis Uruha fit son entrée une serviette sur ses cheveux encore humides.

- Prêts ?
- Prêts !

# Posté le mardi 01 janvier 2008 09:40

Une vie pesque parfaite... (chap 9)

Une vie pesque parfaite... (chap 9)
Auteur : Tsuki

Source : The gazette


Chapitre neuf


Ruki a passé la nuit chez moi et il a insisté pour dormir dans ma chambre. Il ne s'est rien passé, absolument rien... peut-être qu'au fond je suis un peu déçu.
Je m'étais désespérément raccroché à Uruha et puis finalement je me suis complètement ramassé... et le mot est faible. Ruki est un peu la branche à laquelle j'ai pue me rattraper alors que je tombais lourdement. Là encore je suis dans l'erreur.
Je sais pertinemment quels sentiments mon ami nourrit pour moi, mais je le laisse faire, je le laisse espérer. Ca me fait du bien qu'on s'occupe de moi et je sais que Ruki continuera à m'aider tant que je n'aurais pas retrouvé le sourire. Il est six heures et demie, un brouillard épais s'est levé et nous attendons Reita qui est encore en retard.

- Ohayô !
- Tiens, voilà enfin le retardataire !
- Oh ça va !


Une silhouette qui m'est familière se dessine lentement à travers le voile brumeux. Cette même silhouette qui me hante jour et nuit. Il se rapproche et je peux désormais voir son doux visage remplis de mélancolie. Ruki passe devant moi et dit d'un ton éc½uré :

- Qu'est-ce-qu'il fait là lui ?
- Mets-la en sourdine, tu veux ? C'est moi qui lui ai dit de me suivre.


Surpris par cette réponse un peu brute, le chanteur tourna les talons et partit en direction du lycée. Reita incita le guitariste à faire de même. Uruha rangea ses mains dans les poches de sa veste blanche et je pus apercevoir les bandes qui les recouvraient.
Nous marchâmes jusqu'aux grilles qui annonçaient l'entrée de l'établissement. Les élèves arrivaient petit à petit et Aoi était déjà là. Le brun était entouré de plusieurs filles qui riaient à ses bêtises. Le c½ur d'Uruha se serra et il jeta un regard implorant en direction du bassiste. Celui-ci comprenant bien sa détresse, il se rapprocha et lui conseilla :

- Va le voir. Prouve-lui que tu n'as pas abandonné.
- Mais et si il me rejette encore ?
- Arrête avec ça ! Si tu l'aimes alors il le verra forcément.


Le blond prit son courage à deux mains et se dirigea vers le guitariste brun. Reita ne manqua pas de poser un regard inquiet sur moi. Oui, je sais, je devrais aller l'aider, m'excuser auprès de ce cher Aoi, oui mais non.
Je refuse de m'incliner devant ce gosse pourri gâté. Voir leur couple brisé ne me dérange pas, au contraire, cela donnera une bonne leçon à ce vantard ! Dommage qu'Uruha doivent aussi en pâtir.
Je suis un monstre et je l'assume, quitte à le détruire autant le faire jusqu'au bout. Je veux qu'il en arrive à un point de non retour, je veux qu'il s'écroule sous le poids des remords et de la souffrance. C'est une vérité inquiétante mais j'ose le dire : Aoi, il est bon de te voir agoniser. Le guitariste blond s'arrête un peu en retrait et interpelle la personne qui est au centre de toutes les attentions.

- Aoi... est-ce-que je... je peux te parler ?
- ...


Le brun s'approche lentement. Ses yeux sont remplis de mépris et son sourire s'est effacé. Cette façon qu'il a de le regarder l'oppresse, il se sent écrasé par le noir de ses iris envoûtants.

- Quoi ?
- Aoi je...


Mais le haut parleur se mit en route et le nom du blond retentit dans la cour. Il était appelé dans le bureau du directeur. Aoi aussi semblait surpris et Uruha était persuadé d'avoir aperçu une once d'inquiétude dans le regard du brun.
Il entra à l'intérieur du lycée et il aperçut deux hommes en uniformes en pleine conversation avec le père d'Aoi. Il frappa timidement et pénétra dans la pièce légèrement tamisée.

- Ces personnes vont t'emmenais passer un interrogatoire.
- Un interrogatoire ? Pourquoi ?
- Au sujet de l'arrestation de ta mère. Répondit-il un sourire narquois pendu aux lèvres.
- ...


C'était lui qui avait donné la piste aux policiers. Ca ne faisait aucun doute, tout était de sa faute, c'était lui qui avait fait empiré la situation. L'un des deux hommes empoigna l'épaule d'Uruha et lui demanda d'avancer. A part Reita, tous furent étonnés de la scène. Le directeur suivait calmement sans rien dire et Aoi n'eut pas besoin de plus d'explication pour intervenir.

- Papa ! Qu'est-ce-qu'ils font ? Pourquoi ils l'emmènent ?
- Calme-toi Aoi. Ils vont juste lui faire passer un interrogatoire.
- Pour quelles raisons ?


Uruha fut soulagé de voir à quel point il comptait encore pour le guitariste.

- Ca ne te regarde pas !
- J'ai le droit de savoir !
- Je ne vois pas la raison qui me pousserait à t'en dire d'avantage.
- C'est mon petit ami ! S'écria le brun complètement désemparé.


Le c½ur du blond loupa un battement. Aoi avait reconnu leur relation en public.

- Co... comment oses-tu ? Et en public en plus ! Tempêta le directeur hors de lui.
- Dis leur de le lâcher !
- Tais-toi insolent !


Ne pouvant contenir plus longtemps sa rage, le père du brun abattit sa main sur la joue d'Aoi et le força à le suivre à l'intérieur. Sentant les deux hommes le tirer à l'extérieur, Uruha se débattit de toutes ses forces. Aoi faisait de même, mais la claque qu'il avait reçu l'avait sonné.
Tout le monde regardait la scène avec stupéfaction sans bouger le petit doigt. Reita restait figé et même Ruki commençait à avoir des remords pour avoir traité si durement le blondinet. Mes yeux à moi s'ancrèrent sereinement dans ceux du guitariste brun.
Des yeux remplis de dégoût qui firent bien vite comprendre au brun mes intentions. Je marche lentement vers les grilles, mon regard toujours posé sur celui d'Aoi. Ce regard il ne signifie qu'une chose : Regarde-moi bien, c'est moi qui irais sauver Uruha, moi seul et pas toi. C'est dans mes bras que tombera ce pauvre Uruha. Je tourne les talons et je sors.
Comprenant son erreur et sa position de faiblesse, Aoi s'effondre dans les bras de son père et pleure sa colère. C e n'était pas Uruha qui l'avait trahi, mais Kai qui l'avait influencé. Son bien aimé avait toujours était sincère, alors pourquoi, pourquoi avait-il douté ?

- Uruha... pardonne-moi...

Cette phrase résonna en un gémissement plaintif. Ses poings se serrèrent et frappèrent violement le sol. Reita eut un pincement au c½ur en entendant le brun hurler le nom du petit angelot qui avait désormais disparu derrière le brouillard épais.
Il n'avait jamais apprécié Aoi, mais savoir qu'il était capable d'éprouver autant d'amour pour une personne le faisait culpabiliser sur le comportement qu'il avait eu à son égard pendant toutes ces années. Ses parents ne lui avaient jamais prêté ce genre d'attention à lui... Il leva les yeux au ciel et se dit pour lui-même :

- C'est chacun son tour... C'est à ton tour de voir combien il est douloureux d'être impuissant. Uruha a grandit... et toi Aoi ?

Le bassiste jeta un dernier coup d'½il au guitariste puis sortit à son tour de l'établissement.

# Posté le mardi 01 janvier 2008 09:48