Auteur : Tsuki ^^
Source : The gazette
Chapitre 2
Les infimes rayons de soleil vinrent traverser mes rideaux afin d'éclairer nos peaux encore endormies. Mes yeux encore ensommeillés, s'ouvrirent sur un spectacle plus que charmant. Uruha c'était rapproché de moi dans la nuit et tenait fermement mon bras.
La moue mis rêveuse mis concentré accrochait à son visage enfantin me fit sourire. Le drap avait involontairement glissé et ne recouvrait désormais plus que ces fines jambes. Mon regard se posa sur ses courbes insolentes et tentatrices. Son dos se soulevait au rythme de sa respiration et son souffle chaud sur mon bras faisait frissonner mon corps.
Je n'avais jamais connu plus doux réveil que celui-ci. Mes doigts s'égarèrent sur son pâle visage et je me surpris à apprécier le touché de sa peau. Il doit absolument faire partis du groupe ! Il souleva ses paupières et me fixa d'un air surpris. Remarque j'aurais réagis de la même façon si je m'étais réveillé en sentant la main d'un ami me caressant la figure !
J'ai bien vu la gêne monter à ses joues, mais il a détourné le regard et m'a demandé timidement :
- J'ai quelque chose sur le visage ?
- ///Là, j'ai l'air d'un parfait imbécile !
- Non, non ! Euh... en faites si ! Oui, tu avais une... une plume d'oreiller !
- O_oLa honte ! Le pire c'est que l'instant d'un moment j'étais fier d'avoir trouvé cette excuse bidon. Je me lève rapidement, j'enfile deux, trois trucs et je lui lance amicalement ses propres vêtements.
- Allez debout feignasse ! On va être en retard sinon.Il se lève à son tour et nous descendons manger en compagnie de mes parents. Il a récupérer sa guitare puis nous avons pris le chemin du lycée. Le temps s'est couvert et l'orage n'est pas bien loin. Uruha s'arrête brusquement.
- Nani ?
- J'avais oublié que je devais passer voir Aoi.
- Quoi ?! Ce matin ?
- Oui il m'a dit de l'appeler quand je passais devant chez lui.
- Arf ! Bon ba on y va alors.
- Merci. ^^Encore ce sourire. Comme si j'allais le laisser voir Aoi tout seul ! C'est pas que je suis jaloux, et puis je vois pas pourquoi je le serais, mais c'est juste que ce type il est pas net ! Quelques minutes plus tard nous voilà devant chez lui. Une fenêtre à l'étage est restée entrouverte et un doux son de guitare sèche s'en échappe. Uruha s'approche du portail et cri :
- Aoi ! Tu descends ?! Une tête brune apparaît et nous fait signe de nous approcher. Nous passons le portail et le brun nous ouvre la porte d'entrée.
- Entré, j'suis pas tout à fais prêt.Pas tout à fait ? Monsieur est en peignoir et est loin d'être lavé !
- J'vais vite fais me préparer ! Vous avez qu'à visiter, mon vieux est pas là et si vous avez besoin de moi j'suis à la salle de bain de l'étage !Parce qu'il y a deux salles de bains ? Il se refuse rien ! Uruha semble absorbé par tout ce qui l'entoure. Ca se comprend ! Je monte à l'étage et recherche parmi toutes les pièces celle qui pourrait être la chambre d'Aoi. Je pousse la dernière porte et je tombe enfin sur ce que je cherche. Vu la personnalité du brun, je suis surpris de voir à quel point sa chambre est bien rangée. Mes yeux se posent sur une guitare sèche noir posée sur le lit. Je la prends entre mes mains et l'observe attentivement. Gloups ! Vu la marque, il a du la payer bonbon ! Ca aide d'avoir de l'argent.
- Je savais pas que Aoi jouait de la guitare. Dis-je à voix haute.Quel baka ! Et nous qui cherchions un guitariste, on en avait un dans notre classe ! Pourquoi il nous a rien dis cet abruti ? Ou alors il sait pas jouer ! Mais vu ce que j'ai entendu de dehors, ça m'étonnerait ! Je regarde un peu toute la pièce et je soupir.
Etre riche ça aide vraiment. Il a un ordinateur dernier cri et une chaîne hifi qui a du coûter le double de la mienne. Je m'avance vers son bureau et je découvre un peu plus le monde du brun. Il y a un mp3 posait sur des cahiers de cours, les stylos ont été laissé en vrac et sur la droite, caché sous sa trousse il y a des partitions, des partitions... de lui ?
Ca ne fait aucun doute. Il y a toute une rangée de magazine sur les groupes de visual-kei et juste à côté des livres de cours. Je recule et m'avance vers la porte quand une photo attire mon attention.
J'ai peut-être mal vu, d'ici c'est dur de voir, le cadre est si petit... La curiosité est un vilain défaut et pourtant j'ai la vague impression de déjà vu. Alors je m'approche, je m'assoies sur le lit et je tends mon bras vers la table de nuit. J'ai un léger pincement au c½ur en reconnaissant les deux visages souriant. Uruha ? Aoi ? Elle date de quand cette photo ? Je la retourne et j'aperçois la date. Cinq ans ?
Cela ferait cinq années qu'elle a été prise ?
Mais depuis quand ce connaissent-ils ?
Aoi ne nous avait pas dit... il en a encore beaucoup de secret comme ça ? Il y a la photo d'une femme aussi... il y a ressemblance, c'était sûrement sa mère. Elle était belle et elle avait l'air très douce. Un sentiment de culpabilité m'envahit doucement. J'ai la chance d'avoir pour moi deux parents qui m'aiment et pourtant il ya quelques secondes j'étais en colère contre le mensonge du brun. Après tout, ça ne me regarde pas, ils ont le droit de se connaître... mais j'aimerais comprendre pourquoi ?
Oui, pourquoi nous le cacher ?
Ils ont l'air heureux et proches sur cette photo... ils devaient avoir dans les quatorze ans. C'est mignon enfaite ! Uruha n'a pas vraiment changé et Aoi semble toujours aussi immature que maintenant ! Il y a quelque chose d'écrit en tout petit en bas de la photo. Pour que jamais nous ne soyons séparés ! Uruha. Ils devaient être vraiment proche... J'ai une sensation de malaise tout d'un coup. Je dois arrêter de me mêler de la vie des autres ! Je m'énerve tout seul et je repose le cadre un peu violemment ce qui fait tomber le tiroir de sa table de nuit. La vache ! Faut vraiment que j'apprenne à contrôler ma force !
Je ramasse les quelques papiers qui se sont fait la mal et un nom écrit sur un bout de feuille me stoppe net. Uruha ?
Encore !
C'est son numéro... j'hésite, puis je le mets dans ma poche. Ne me demandais pas ce qui m'a pris ! Je n'en sais rien ! La jalousie ? Quelle jalousie ! Il n'y a aucune raison pour que ce sentiment m'habite ! Je remets tout en ordre et je sors précipitamment de la chambre.
Avec toutes ces conneries on va être à labours !
Et l'autre imbécile qui n'est toujours pas prêt ! Et Uruha ? Il est où lui ? Et pourquoi je m'énerve ! Je vais vers la salle de bain histoire de lui faire bouger son cul, pardonnez-moi l'expression ! Je me calme et j'arrive devant la porte qui est légèrement entrouverte. Je m'avance mais je suis vite arrêté par une voix familière. Ce qui est étrange et qui me frustre c'est que cette voix vient de la salle de bain. Une autre voix, celle d'Aoi... pourquoi sont-ils tout les deux ?
J'ai la gorge nouée et je sers les poings. Je dois rester calme, il avait sûrement besoin d'aide pour je ne sais quoi et il a appelé Uruha à son secours. La porte d'en bas a claqué, mais je n'y ai pas prêté attention. J'ai légèrement poussé la porte et tous mes muscles se sont raidis. Malgré la bué épaisse, je les ai bien vu l'un contre l'autre, se couvrant de baiser, se sussurant des mots doux et apaisants. Cette scène, elle ne semble pas vouloir disparaître.
Le corps d'Aoi est à moitié nu et parsemait de gouttes d'eau, ce même corps qui se frotte langoureusement à celui du blond. Collé au mur, celui-ci plonge son visage dans le cou du brun pour étouffer ses gémissements. Elle est insupportable cette scène. Je vois vos mains se balader au grès de vos envies. Ses doigts détaillant minutieusement tes courbes et sa langue frôlant tes lèvres... je veux crier, faire cesser cette torture mais mon cri reste désespérément coincé au fond de ma gorge. Ais-je seulement le droit de m'interposer ?
Je ne suis pas homophobe et Uruha n'est qu'un ami alors pourquoi la vision de leur deux corps s'entremêlant me déchire le c½ur ?
Mes pensées s'embrouillent et mes jambes cèdent sous mon poids. Pourquoi dois-je être atteins par leur amour ? Alors que les larmes me montent aux yeux je sens une main se poser sur mon épaule, une main qui se veut rassurante. Je lève la tête et je découvre l'auteur de ce geste.
- Monsieur... le principal ?
- Daijobu ?
- ...Il voit la porte entrouverte d'où s'échappe encore de la bué. Il s'avance et je tente de le retenir. Mais mes forces m'ont quitté et au fond j'avais envi que quelqu'un les arrête. C'est stupide, mais pour une fois je veux être égoïste. Je me relève tant bien que mal et je fuis, oui, je fuis le plus loin possible. Le proviseur pousse la porte et élève la voix :
- Vous devriez être en cours.Aoi se fige et Uruha devient aussi blanc qu'un linge. Il s'avance vers les deux adolescents, empoigne le blond et le met dehors.
- Ne t'approche plus de lui ! Disparais !Il claque violemment la porte et retourne voir son fils qui c'est écroulé. Il pleure...
- Prépare-toi ! Tu es déjà assez en retard.Le brun se lève et part s'habiller. Après quelques minutes, il sort sans manger et retrouve Uruha toujours assis sur le sol froid. Il s'accroupit et passe sa main dans les cheveux du blond en pleure.
- C'est bon Uru. Viens, on va au lycée.Il le relève et ils partent sans se retourner. Cette situation... c'est ma faute. Mes sentiments je n'ai pas pu les contrôler. Aimer un homme... c'est si dur à s'avouer.