Une vie presque parfaite

Une vie presque parfaite
Pt'i résumé: Kai entame une nouvelle année scolaire. Rien n'a changé.... ou presque. Un nouvel élève va faire son apparition et bouleverser le quotidien du lycéen. De l'humour dans les premiers chapitres, puis une tendance à virer au dramatique en plein milieu du récit.

Mon avis sur la chose: Je me suis réellement éclatée sur les dix premiers chapitres !!! Et puis il a fallut que je fasse ce putin de chapitre onze !!!! >_< Un dernier chapitre qui m'a complètement anéanti !!! Une fin merdique que je n'ai pas eut la force de corriger.... Veuillez m'en excuser. ç__ç


L'avis d'Aoi
: Ba moi, je l'aime bien !!! J'ai un bon rôle là dedans ! ^^

Tsuki: Donc quand moi j'aime, toi t'aimes pas, c'est ça ?
Aoi: T'as tout compris ! ^__^
Tsuki: Mais pourquoi ?!
Aoi: Nous n'avons pas les mêmes valeurs.
Tsuki: Ba voyons... Ca va les chevilles ? >.>
Aoi: Et un coup de guitare sur la tronche ?
Tsuki: Nan merci.... *s'en va*
Aoi: *chuchote* Elle boude. ^^


# Posté le mardi 18 décembre 2007 08:06

Une vie presque parfaite (Chap 1)

Une vie presque parfaite (Chap 1)

Auteur : Tsuki ^^

Source : the gazette lalala !


Chapitre un


Bip ! Bip ! Bip !

- Kai ! Debout !
- Nan !!!!
- Dépêche toi où tu vas être en retard !
- Pfffff !


Le réveil indique six heures passées et je n'ai toujours pas le courage de me lever. Dire que cela faisait plus de deux mois que je n'avais pas entendu cette satané sonnerie ! Je me lève sans grande motivation et je prends mon courage à deux mains pour m'habiller.

- Kai !
- Oui, oui ! J'arrive !


Les mères ont tendance à être vraiment stressante. Je descends, je mange vite fais et je prends le chemin du lycée. Une nouvelle année débute et je sais déjà de qui sera composé ma classe. Je rentre dans la salle de cour, je m'assoie à une table et me prépare à continuer ma nuit.

- Salut !

Je relève la tête. Reita viens de s'asseoir et lui aussi semble visiblement à moitié endormi.

- Yosh tout le monde !

Je crois qu'ils ont décidé de ne pas me laisser dormir ! Aoi viens encore de faire une entré fracassante. Ce mec c'est le portrait type du gars qui a tout pour plaire et qui fait tout pour qu'on le remarque. Remarque, quand on est fils de proviseur ça aide ! Bref il met l'ambiance et c'est tout ce qui compte. Je me demande si Ruki viendra aujourd'hui ? Lui et le lycée ça fait deux.

- Ohayô.

Quand on parle du loup...

- Salut Ruki ! Alors, pas trop dur la reprise ?
- M'en parle pas ! Mon réveil a fini éclaté contre le mur.


Je voudrais pas être un réveil chez lui ! Tout est comme je l'avais prévu, les mêmes personnes, les mêmes salles, enfin rien de nouveau quoi. Je suppose qu'Aoi est passé par là... Comme chaque année enfaites. Le proviseur fait son entrée et se place derrière le bureau. Après avoir obtenu le silence, il s'adresse à la classe :

- Tout d'abord, bonjour à tous ! C'est aujourd'hui que débute cette nouvelle année et au bout de laquelle vous choisirez une nouvelle orientation pour votre avenir. Vous avez un an pour y penser, en attendant, continuez à travailler sérieusement.

Les élèves applaudissent par politesse. Une fois le proviseur partit, tout le monde se regroupe pour parler de leur projet d'avenir. Mon avenir ? La seule ambition que j'ai, c'est la musique et tout le monde me répète que je ne gagnerais pas ma vie avec ça. En ce moment, niveau motivation c'est zéro. Ruki et Reita se rapprochent de moi et le bassiste me demande :

- Si notre groupe devient célèbre on n'aura pas besoin de galérer à trouver un boulot !
- Ouais, mais ça serait quand même plus pratique si on avait un guitariste.
- C'est même sûr.
- On parle de son futur ?


Aoi vient de sauter sur le dos de Reita qui n'apprécie guère.

- Raaaaaaaa ! Descend de là !
- C'est bon ! Pas la peine de sortir les crocs !
- On peut savoir ce que t'as prévu toi ? Intervint Ruki.
- Hum... J'y ai pas encore vraiment réfléchis enfaite !
- Pour ça, faudrait que t'arrive à réfléchir ! Lança Reita
- Merci ! Arrête de me casser sans arrêt s'il te plaît où tu vas finir par baisser dans mon estime.
- Ca me fait une belle jambe !
- Bref ! Et toi mister smile ?
- A part la musique...
- C'est pas un avenir ça ! Ria le brun.
- La ferme !

Aoi sourit et repart vers les autres.

- Il m'énerve avec ses grands airs !

Reita et Aoi ne s'entendent pas super bien. Non, en faites ils ne s'entendent pas du tout.

- Chers camarades ! J'aimerais faire une importante déclaration !

Aoi venait de grimper sur le bureau et faisait de grands gestes pour attirer notre attention. Tout le monde se regroupa autour de lui.

- Mon père aurait dus vous l'annoncez mais je lui ais demandé la permission de le faire à sa place !
- Abrège ! Grogna Reita.
- A vos ordres le grincheux !


Il fit un roulement de tambour à l'aide du bureau et clama :

- On va avoir un nouvel élève dans notre classe !

A cette annonce, le brun se fit ensevelir par une multitude de question. Je soupirai. Le manque de maturité dans la classe était plus qu'impressionnant ! Ruki s'assit sur ma table et me confia :

- Je crois qu'il va vite regretter de s'être inscris dans ce lycée.
- A par les imbéciles de notre classe, il risque pas grand-chose ! ^^
- Mouais, si tu veux mon avis...
- Non on le veut pas ! Coupa Aoi.
- Espèce de sale gosse pourri ! >.<
- Toi-même petit gros mal poli ! :p
- >.<
- Vous êtes pas curieux de savoir à quoi il ressemble ?
- On le verra tôt ou tard ! Grogna le bassiste.
- Et toi mister smile ?
- Reita a raison et puis je suis pas sûr que ça change quelque chose pour nous. <.<
- J'en mettrai pas ma main à couper ! ^^
- Et pourquoi monsieur le chiant de première ? S'agaça Ruki.
- Il paraît qu'il joue de la guitare !
- C'est vrai ?! Dirent-ils tous en c½ur.
- Ouais ! Et paraît même qu'il se débrouille très bien le petit.
- Il arrive quand ? Demandais-je empli d'une soudaine bonne humeur.
- Quelques minutes, quelques heures, ça dépends de sa ponctualité.
- Espérons qu'il le soit.


Aoi, apparemment tout content de s'être attiré autre chose que des insultes par les trois amis, partit vers la porte et guetta l'arrivé du nouveau. Visiblement, la ponctualité n'était pas une de ses qualités ! Près d'un quart d'heure passa sans que personne ne se présente, puis le directeur refit son apparition.

- Votre professeur ne va pas tarder mais avant cela, veuillez accueillir un nouvel étudiant.

Nous étions tous comme des enfants prêt à recevoir une énorme surprise, de vrai gamin quoi. Tête baissé et pas très sûr de lui le garçon fit son entré. Il se positionna aux côtés du proviseur et leva un timide regard sur la classe. Nous devions vraiment avoir l'air de grand imbécile ! Aoi s'approcha de son père, lui dit quelque chose à l'oreille et lui afficha un grand sourire avec des yeux digne du plus grand comédien. Le directeur haussa les épaules et quitta la pièce. Le brun se positionna devant le nouveau et lui dit :

- Hello! How are you and what your name?
- Euh... I'm fine... Répondit-il un léger sourire aux lèvres.
- Je plaisante! XD


Aoi ne pouvait pas s'empêcher de faire l'imbécile ! C'en était navrant.

- Non ! Plus sérieusement, comment tu t'appelles ?
- Uruha.
- Alors WELCOME !!!!
- Merci.


Ca me rappelait étrangement mon premier jour ici. J'étais arrivé en cour d'année et je ne savais vraiment pas où me mettre. Le regard des autres était plus qu'insupportable ! Reita me fit un signe de la tête pour m'encourager à aller lui parler. Mes yeux se posèrent sur Ruki qui semblait plongé dans une grande réflexion. De toute façon, ils n'auraient jamais fait le premier pas fier comme ils sont ! Je me lève et m'approche discrètement. Je devais trouver une idée de conversation... hum... autre chose que la musique... non, parce-que sinon ça ferait trop le gars qui cherche un guitariste et puis le reste il en a rien à foutre ! Je vais vers lui parce-que j'ai envi de faire connaissance... pas parce qu'il joue de la guitare... ça semble évident... non ? Bref ! Ca ne va pas m'avancer tout ça !

- Hey ! Kai vient par là !

Aoi me fait un geste rapide de la main et reporte son attention sur Uruha. Les autres semblent avoir oublié qu'il y a un nouvel élève. Tout le monde se parle sans se soucier de quoi que ce soit. J'arrive à côté d'eux et je prends place sur le bureau pour mieux examiner ce fameux musicien. Il n'est pas bien gros. On aurait presque peur de le casser ! Aoi s'arrête de parler et me demande :

- Ba tu te présentes pas ? Mal poli va ! XD
- Euh... Salut, je m'appelle Kai.
- Salut. Moi c'est Uruha.
- Alors ? Euh... tu... euh...
- En faites je lui ais dis que tu jouais de la guitare et ça l'intéresse ! C'est un batteur et il a un groupe !
- Vraiment ?
- Euh... hai...
- C'est génial !
- En faite ça tombe plutôt bien, on n'a pas de guitariste.
- Je peux vous montrer ce que je sais faire, si vous voulez ?
- Ouais ! Pas de problème ! Tu fais quelque chose après les cours ?
- Non. ^^
- Cool !
- On passera chez moi pour prendre ma guitare.
- Oui bien sûr.
- Ba voila ! Tu t'es fais des amis rapidement Uru-pon ! ^^
- Uru-pon ?
- Ba quoi ? C'est mimi, nan ? C'est le surnom que je lui ai attribué !
- Parce-que tu donnes des surnoms aux gens toi maintenant ?
- Ba ouais ! Tiens regarde, toi c'est mister smile ! Reita c'est grincheux ! Et Ruki... euh... arf ! Honte à moi je ne lui en ai pas donné ! Faut que j'y remédie !


Uruha ne put s'empêcher de rire. J'avais l'impression d'entendre un enfant. Il fallait absolument que je le présente au reste du groupe. La porte s'ouvrit et notre professeur de mathématique entra.

- Veuillez vous asseoir et vous taire ! Ordonna t-il.

Tout le monde s'exécuta sans broncher. Nous savions tous que monsieur Ukitawa n'était pas commode. Uruha prit place à côté d'Aoi pour mon plus grand regret. J'aurais voulu discuter avec lui un peu plus avant de le présenter aux autres. Les vacances n'avaient pas amélioré le caractère de notre cher et tendre professeur ! La journée se passa sans embrouille, ni sans exploit. Toutes ces heures à rester assis ne servaient vraiment à rien ! Pourtant j'ai été bien distrait aujourd'hui... Mes yeux n'ont pas cessé de se poser sur le sourire chaleureux d'Uruha. La sonnerie libératrice retentit enfin. Le blond me fait brusquement sortir de mes pensées.

- On va chercher ma guitare ? ^^
- Hum... hai !
- T'étais dans les nuages ?
- Euh... ouais.
- T'es amoureux ? ^__^
- NAN !


Je recule un peu trop violemment et je me retrouve par terre. Ne dites rien, je sais, je suis stupide ! Uruha me tend la main pour me relever.

- Merci. ^^

Après m'être ridiculisé, nous sortons du lycée et je le laisse me guider à travers la ville. Nous arrivons dans un petit quartier donc je ne connaissais même pas l'existence ! Comme quoi, on en apprend tout les jours ! Il s'arrête devant une petite maison peu enviable je l'avoue.

- Attends-moi là, j'vais la chercher !
- Ok.


Quelques minutes plus tard, Uruha ressort tête baissé avec son instrument sur le dos. Il passe devant moi et me lance un 'on y va' à peine audible. Ce changement de comportement c'est louche. Je lui attrape le poignet et tente de voir ses yeux qu'il a dissimulés derrière quelques mèches de cheveux.

- Daijobu ?
- Hai... c'est rien, une embrouille...
- ...


Non, il ne pleurait pas. Mes il avait les larmes au bord des yeux et cette voix brisée que seul les enfants ont une fois qu'ils se sont fait grondé. Mais ce ne sont pas mes affaires et ce serait indiscret d'en demander d'avantage. Alors cette fois c'est à mon tour de le guider et nous arrivons assez vite devant mon foyer où m'attends sûrement ma mère. Oups ! Je ne l'ai pas prévenu que j'invitais quelqu'un ! Elle va encore être furax !

- Je suis rentré !
- Bonsoir mon chéri ! Tu as pas...
- Bonsoir madame. Dit le blond en s'inclinant.
- Euh... Kai ?
- Ah, oui ! Désolé, je t'ai pas prévenu, mais c'est qu'en faites, à l'origine c'était pas prévu.


Et là je lui fais le sourire de la mort qui tue accompagné du regard de chien battu puissance 1000 !

- Ok ! Je suppose qu'il reste manger.
- Euh... tu restes manger ?
- ... ba en faites...
- Bien sûr qu'il mange ici ! ^^
- Demo...
- Merci maman ! On monte dans ma chambre, tu nous appelles quand c'est prêt ou si tu veux que je mette la table ! Coupais-je.


Je lui prends la main et l'emmène à l'étage. Je le fais s'asseoir sur mon lit, je dépose mes affaires et je me retourne. Il ouvre de grands yeux ronds et observe les moindres coins de ma chambre. Il est trop chou !!!!!!!! Gloups ! Faut que j'arrête le jus de pomme moi ! Il me regarde et sourit :

- C'est bien rangé. ^^
- Nié ?
- Ma chambre à moi elle n'est pas aussi propre.
- A oui mais ça c'est parce-que t'as pas une mère maniaque ! >.<
- Non c'est vrai... Dit-il d'un air songeur.


J'ai cru voir ses yeux de nouveaux briller alors j'ai pensé bon de changer de sujet. Nous avons parlé musique toute la fin d'après-midi, puis nous sommes allés manger. Il a fait plus ample connaissance avec mes parents et le courant est très vite passé pour ma plus grande joie. Le repas terminé, j'ai proposé à Uruha de rester dormir.

- Tu peux appeler tes parents avant.
- Iie. Ce ne sera pas la peine, ils ont l'habitude que je découche sans les prévenir.
- Vraiment ?
- Hai.


Il m'a affiché ce sourire bienfaiteur que j'aime tant chez lui, alors je n'ai pas insisté. Nous sommes remontés dans ma chambre, il m'a montré son talent puis nous nous sommes couchés. Mon lit étant un lit deux places je l'ai invité à me rejoindre. Je vous vois venir ! Nan je n'ai aucune idée perverse derrière la tête ! C'est juste que ce ne serais pas poli de le laisser dormir dans mon canapé pourri et que j'ai pas tout particulièrement envi d'y dormir non plus. Et pourquoi je devrais me justifier ? Arf ! Voilà que je me mets à parler tout seul. Est-ce-que ça va ? Quoi ?

- Est-ce-que ça va ? Me demande le blond surpris par mon long silence.
- Oups ! Désolé !
- T'étais encore dans les nuages ? ^^
- Ouais on peut dire ça !


On a bien discuté deux, voir trois heures, puis on c'est endormis sur un timide 'oyasumi'. Tout de même, il y a quelques mystères autour de ce blondinet au regard enfantin. Et ce sourire... il est si doux, il est toujours en train de l'offrir aux autres... mais... à lui-même... ?

# Posté le mardi 18 décembre 2007 08:19

Une vie presque parfaite (Chap 2)

Une vie presque parfaite (Chap 2)
Auteur : Tsuki ^^

Source : The gazette


Chapitre 2

Les infimes rayons de soleil vinrent traverser mes rideaux afin d'éclairer nos peaux encore endormies. Mes yeux encore ensommeillés, s'ouvrirent sur un spectacle plus que charmant. Uruha c'était rapproché de moi dans la nuit et tenait fermement mon bras.
La moue mis rêveuse mis concentré accrochait à son visage enfantin me fit sourire. Le drap avait involontairement glissé et ne recouvrait désormais plus que ces fines jambes. Mon regard se posa sur ses courbes insolentes et tentatrices. Son dos se soulevait au rythme de sa respiration et son souffle chaud sur mon bras faisait frissonner mon corps.
Je n'avais jamais connu plus doux réveil que celui-ci. Mes doigts s'égarèrent sur son pâle visage et je me surpris à apprécier le touché de sa peau. Il doit absolument faire partis du groupe ! Il souleva ses paupières et me fixa d'un air surpris. Remarque j'aurais réagis de la même façon si je m'étais réveillé en sentant la main d'un ami me caressant la figure !
J'ai bien vu la gêne monter à ses joues, mais il a détourné le regard et m'a demandé timidement :

- J'ai quelque chose sur le visage ?
- ///


Là, j'ai l'air d'un parfait imbécile !

- Non, non ! Euh... en faites si ! Oui, tu avais une... une plume d'oreiller !
- O_o


La honte ! Le pire c'est que l'instant d'un moment j'étais fier d'avoir trouvé cette excuse bidon. Je me lève rapidement, j'enfile deux, trois trucs et je lui lance amicalement ses propres vêtements.

- Allez debout feignasse ! On va être en retard sinon.

Il se lève à son tour et nous descendons manger en compagnie de mes parents. Il a récupérer sa guitare puis nous avons pris le chemin du lycée. Le temps s'est couvert et l'orage n'est pas bien loin. Uruha s'arrête brusquement.

- Nani ?
- J'avais oublié que je devais passer voir Aoi.
- Quoi ?! Ce matin ?
- Oui il m'a dit de l'appeler quand je passais devant chez lui.
- Arf ! Bon ba on y va alors.
- Merci. ^^


Encore ce sourire. Comme si j'allais le laisser voir Aoi tout seul ! C'est pas que je suis jaloux, et puis je vois pas pourquoi je le serais, mais c'est juste que ce type il est pas net ! Quelques minutes plus tard nous voilà devant chez lui. Une fenêtre à l'étage est restée entrouverte et un doux son de guitare sèche s'en échappe. Uruha s'approche du portail et cri :

- Aoi ! Tu descends ?!

Une tête brune apparaît et nous fait signe de nous approcher. Nous passons le portail et le brun nous ouvre la porte d'entrée.

- Entré, j'suis pas tout à fais prêt.

Pas tout à fait ? Monsieur est en peignoir et est loin d'être lavé !

- J'vais vite fais me préparer ! Vous avez qu'à visiter, mon vieux est pas là et si vous avez besoin de moi j'suis à la salle de bain de l'étage !

Parce qu'il y a deux salles de bains ? Il se refuse rien ! Uruha semble absorbé par tout ce qui l'entoure. Ca se comprend ! Je monte à l'étage et recherche parmi toutes les pièces celle qui pourrait être la chambre d'Aoi. Je pousse la dernière porte et je tombe enfin sur ce que je cherche. Vu la personnalité du brun, je suis surpris de voir à quel point sa chambre est bien rangée. Mes yeux se posent sur une guitare sèche noir posée sur le lit. Je la prends entre mes mains et l'observe attentivement. Gloups ! Vu la marque, il a du la payer bonbon ! Ca aide d'avoir de l'argent.

- Je savais pas que Aoi jouait de la guitare. Dis-je à voix haute.

Quel baka ! Et nous qui cherchions un guitariste, on en avait un dans notre classe ! Pourquoi il nous a rien dis cet abruti ? Ou alors il sait pas jouer ! Mais vu ce que j'ai entendu de dehors, ça m'étonnerait ! Je regarde un peu toute la pièce et je soupir.
Etre riche ça aide vraiment. Il a un ordinateur dernier cri et une chaîne hifi qui a du coûter le double de la mienne. Je m'avance vers son bureau et je découvre un peu plus le monde du brun. Il y a un mp3 posait sur des cahiers de cours, les stylos ont été laissé en vrac et sur la droite, caché sous sa trousse il y a des partitions, des partitions... de lui ?
Ca ne fait aucun doute. Il y a toute une rangée de magazine sur les groupes de visual-kei et juste à côté des livres de cours. Je recule et m'avance vers la porte quand une photo attire mon attention.
J'ai peut-être mal vu, d'ici c'est dur de voir, le cadre est si petit... La curiosité est un vilain défaut et pourtant j'ai la vague impression de déjà vu. Alors je m'approche, je m'assoies sur le lit et je tends mon bras vers la table de nuit. J'ai un léger pincement au c½ur en reconnaissant les deux visages souriant. Uruha ? Aoi ? Elle date de quand cette photo ? Je la retourne et j'aperçois la date. Cinq ans ?
Cela ferait cinq années qu'elle a été prise ?
Mais depuis quand ce connaissent-ils ?
Aoi ne nous avait pas dit... il en a encore beaucoup de secret comme ça ? Il y a la photo d'une femme aussi... il y a ressemblance, c'était sûrement sa mère. Elle était belle et elle avait l'air très douce. Un sentiment de culpabilité m'envahit doucement. J'ai la chance d'avoir pour moi deux parents qui m'aiment et pourtant il ya quelques secondes j'étais en colère contre le mensonge du brun. Après tout, ça ne me regarde pas, ils ont le droit de se connaître... mais j'aimerais comprendre pourquoi ?
Oui, pourquoi nous le cacher ?
Ils ont l'air heureux et proches sur cette photo... ils devaient avoir dans les quatorze ans. C'est mignon enfaite ! Uruha n'a pas vraiment changé et Aoi semble toujours aussi immature que maintenant ! Il y a quelque chose d'écrit en tout petit en bas de la photo. Pour que jamais nous ne soyons séparés ! Uruha. Ils devaient être vraiment proche... J'ai une sensation de malaise tout d'un coup. Je dois arrêter de me mêler de la vie des autres ! Je m'énerve tout seul et je repose le cadre un peu violemment ce qui fait tomber le tiroir de sa table de nuit. La vache ! Faut vraiment que j'apprenne à contrôler ma force !
Je ramasse les quelques papiers qui se sont fait la mal et un nom écrit sur un bout de feuille me stoppe net. Uruha ?
Encore !
C'est son numéro... j'hésite, puis je le mets dans ma poche. Ne me demandais pas ce qui m'a pris ! Je n'en sais rien ! La jalousie ? Quelle jalousie ! Il n'y a aucune raison pour que ce sentiment m'habite ! Je remets tout en ordre et je sors précipitamment de la chambre.
Avec toutes ces conneries on va être à labours !
Et l'autre imbécile qui n'est toujours pas prêt ! Et Uruha ? Il est où lui ? Et pourquoi je m'énerve ! Je vais vers la salle de bain histoire de lui faire bouger son cul, pardonnez-moi l'expression ! Je me calme et j'arrive devant la porte qui est légèrement entrouverte. Je m'avance mais je suis vite arrêté par une voix familière. Ce qui est étrange et qui me frustre c'est que cette voix vient de la salle de bain. Une autre voix, celle d'Aoi... pourquoi sont-ils tout les deux ?
J'ai la gorge nouée et je sers les poings. Je dois rester calme, il avait sûrement besoin d'aide pour je ne sais quoi et il a appelé Uruha à son secours. La porte d'en bas a claqué, mais je n'y ai pas prêté attention. J'ai légèrement poussé la porte et tous mes muscles se sont raidis. Malgré la bué épaisse, je les ai bien vu l'un contre l'autre, se couvrant de baiser, se sussurant des mots doux et apaisants. Cette scène, elle ne semble pas vouloir disparaître.
Le corps d'Aoi est à moitié nu et parsemait de gouttes d'eau, ce même corps qui se frotte langoureusement à celui du blond. Collé au mur, celui-ci plonge son visage dans le cou du brun pour étouffer ses gémissements. Elle est insupportable cette scène. Je vois vos mains se balader au grès de vos envies. Ses doigts détaillant minutieusement tes courbes et sa langue frôlant tes lèvres... je veux crier, faire cesser cette torture mais mon cri reste désespérément coincé au fond de ma gorge. Ais-je seulement le droit de m'interposer ?
Je ne suis pas homophobe et Uruha n'est qu'un ami alors pourquoi la vision de leur deux corps s'entremêlant me déchire le c½ur ?
Mes pensées s'embrouillent et mes jambes cèdent sous mon poids. Pourquoi dois-je être atteins par leur amour ? Alors que les larmes me montent aux yeux je sens une main se poser sur mon épaule, une main qui se veut rassurante. Je lève la tête et je découvre l'auteur de ce geste.

- Monsieur... le principal ?
- Daijobu ?
- ...


Il voit la porte entrouverte d'où s'échappe encore de la bué. Il s'avance et je tente de le retenir. Mais mes forces m'ont quitté et au fond j'avais envi que quelqu'un les arrête. C'est stupide, mais pour une fois je veux être égoïste. Je me relève tant bien que mal et je fuis, oui, je fuis le plus loin possible. Le proviseur pousse la porte et élève la voix :

- Vous devriez être en cours.

Aoi se fige et Uruha devient aussi blanc qu'un linge. Il s'avance vers les deux adolescents, empoigne le blond et le met dehors.

- Ne t'approche plus de lui ! Disparais !

Il claque violemment la porte et retourne voir son fils qui c'est écroulé. Il pleure...

- Prépare-toi ! Tu es déjà assez en retard.

Le brun se lève et part s'habiller. Après quelques minutes, il sort sans manger et retrouve Uruha toujours assis sur le sol froid. Il s'accroupit et passe sa main dans les cheveux du blond en pleure.

- C'est bon Uru. Viens, on va au lycée.

Il le relève et ils partent sans se retourner. Cette situation... c'est ma faute. Mes sentiments je n'ai pas pu les contrôler. Aimer un homme... c'est si dur à s'avouer.

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 11:58

Une vie presque parfaite... (Chap 3)

Une vie presque parfaite... (Chap 3)

Auteur : Tsuki ^^

Source: The gazette


Chapitre 3


Mes pas m'entraînent jusqu'au lycée. J'aimerais comprendre... Je voudrais savoir pourquoi ? Pourquoi tout est si flou ? Suis-je trop sensible ? A peine deux jours que je le connais, et pourtant c'est comme si mon monde s'écroulait. Je ne sais plus quoi penser... d'un côté c'est mon c½ur qui cri tellement j'ai mal et de l'autre c'est mon esprit qui se refuse à croire ce sentiment... ce sentiment d'amour... pour un homme... pour... toi. Je m'écroule au sol.
Mes mains ont amorties ma chute et je sens mes bras trembler. Mes larmes tombent sur le goudron froid, puis se mélangent à la pluie qui tombe doucement. Je me dégoûte, tous ces sentiments je n'en veux pas ! Je ne veux pas être considéré comme différent, je ne veux pas que les gens me regardent et me juge. Je refuse de penser qu'un seul instant j'ai pus le trouver beau, et gentil, et attirant, et si... si, si fragile. Non, je ne peux pas... Des bras m'enlacent et une voix que je connais bien me chuchote :

- Qu'est-ce-qui t'arrive ?
- Ruki... je... je sais pas... je sais plus...
- Chut. Calme-toi.


Il me releva et nous allâmes nous mettre à l'abri. Ruki me serra dans ses bras pour me calmer.

- Mon batteur préféré aurait-il des problèmes ? Chuchota-il doucement à mon oreille.
- C'est rien... ça va passer...
- Mouais... tu sais que tu peux tout me dire ?
- Non pas ça... tu voudrais plus m'approcher après...
- Holà ! C'est si terrible que ça ? Tu sais très bien que j'suis pas n'importe qui !
- Demo...
- Allez ! Dis tout à grand-frère Ruki !
- ...
- S'il te plaît. Je te jure que je ne porterais aucun jugement.
- C'est un peu délicat à... à dire.
- Fais-moi confiance.
- Je... je crois que je suis amoureux...
- Amoureux ? Dit-il surpris.
- Oui... mais d'un... d'un...
- D'un ? Insista le blond.
- D'un homme... Soufflais-je entre deux sanglots.
- ...


Bizarrement, il ne fut pas si surpris que ça. Il me serra un peu plus contre son torse et me murmura :

- Ca n'a rien de déshonorant.
- Mais je... je ne veux pas...
- On ne choisit pas ses sentiments.
- ...
- Il vaut mieux que tu les acceptes.
- De toute façon ça ne servirait à rien.
- Pourquoi ?
- Il... il aime quelqu'un d'autre...
- Et je peux savoir qui est celui pour qui ton petit c½ur a flashé ?
- Le nouveau... Uruha.
- ...
- C'est ce qu'on pourrait appeler un coup de foudre.


J'ai bien cru percevoir un ton de déception dans le fond de ta voix. Mais je ne suis pas apte pour faire ce genre d'affirmation. J'ai besoin de me changer les idées et vite ! Je me relève et j'avance d'un pas décidé vers le lycée. Ruki me suit et nous rentrons en classe. La journée risque d'être longue.

- Sortez vos affaires et écrivez ce qu'il y a au tableau.

Le prof s'assoit et nous écrivons en silence. Involontairement, mes yeux se posent sur la chaise vide d'Aoi. Je me demande s'ils viendront en cours après ça ? Est-ce-que son père était au courant de leur relation ? Et acceptait-il son penchant pour les hommes ? J'ai peut-être était un peu trop égoïste... Peut-être même qu'à cause de moi ils ne pourront plus être ensemble. Cette pensée me resserre un peu plus le n½ud que j'ais à l'estomac. Quelqu'un frappe et la porte s'ouvre.

- Vous êtes en retard !
- Gomenasai.


Mon regard se perd sur vos corps qui me semblent si différent de tout à l'heure. Vous jouez tellement bien la comédie ! Vous prenez vos places respectives et le silence refait surface. Aucuns signes... toute l'attention que j'ai pour toi, tu ne la vois même pas.
Tes yeux noisette se sont posés sur la fenêtre, tu sembles ailleurs. Tu semble si froid... où est passé ton joli sourire que j'aimais ? Est-ce à cause de moi que tu ne l'as pas ? Le regard dans le vide, on pourrait croire à une poupée. Je pense encore à toi, c'est plus fort que moi.
C'est dégoutant ! Je suis immonde.
Les larmes veulent de nouveau couler alors je me lève et demande la permission d'aller à l'infirmerie à l'aide d'un faux prétexte. Au son de ma voix, tu m'as regardé. Est-ce que tu as vu ma tristesse ? As-tu deviné le pourquoi de mon malaise ?
Je n'en suis pas sûr et pourtant je sais que le moment de nous expliquer viendra bientôt. Je ne sais pas quels mots sortiront de ma bouche... ni quels seront les tiens. L'infirmière m'a laissé rentrer chez moi. Mes parents travaillent, alors je suis resté allongé sur mon lit le reste de la journée, tel un zombie.
Aucune faim, aucune envie, c'est triste à en vomir. C'est de la comédie, je sais que je ne vais pas aussi mal que je veux le faire paraître. Seulement, j'ai dans l'espoir que tu te sentes coupable de mon état et que tu viennes me voir. Egoïste et capricieux jusqu'au bout, mais je n'ai pas envi de faire marche arrière.
C'est à cause de toi que sont nés ces sentiments au plus profond de moi !
Si tu n'avais pas été là, rien de tout ça ne serait arrivé ! Maintenant que tu as levé mon masque, je ferais tomber le votre... le tiens, Aoi, parce-que tu me l'as pris et le tiens, Uruha, parce-que tu l'as laissé faire. Je vous hais, vous et votre amour ! Je veux détruire ce lien qui vous unis, je veux que la belle poupée n'ait d'yeux que pour moi !
J'avoue, je suis méchant mais je veux l'être jusqu'au bout maintenant que vous m'avez arraché le c½ur. Je glisse ma main dans une des poches de mon jean et j'en ressors un bout de papier.

- Uruha...

J'attrape mon téléphone portable et je lui écris un message : Il faut que je te parle, viens chez moi quand t'as fini les cours. N'en parle pas à Aoi. S'il te plaît, c'est important... Kai.

- Je t'attends jolie poupée au c½ur de glace.

_______________

Une vibration sur sa jambe droite le fit sortir de ses pensées. Il attrapa discrètement son portable.

- Un message ?

Il lu silencieusement. Kai ? Son c½ur se serra. Et s'il les avait vus ? Sa pourrait très bien expliquer son absence. La sonnerie annonçant la fin des cours retentit et le blond se précipite vers la sortie sans même adresser un au revoir à Aoi. Ses pas l'emmènent chez le batteur. Il frappe mais personne ne daigne l'ouvrir, alors il pousse la porte qui n'est pas fermée à clé et il monte à l'étage. Des sanglots étouffés lui font comprendre que le brun n'est pas loin. Il entre dans la chambre et cri :

- Arrêtes !

Je savais que tu viendrais. Je voulais te montrer à quel point j'ai mal. Alors j'ai enfilé mon plus beau costume de martyre et j'ai fais semblant de vouloir me couper les veines. Tu m'as violemment enlevé l'objet coupant des mains et tu m'as serré contre toi. Pourquoi est-ce-que tu pleures ?

- Pardon... pardon Kai...
- ...


Pourquoi veux-tu mon pardon ? Tu ne sais même pas encore ce que je te reproche. Calmes-toi mon ange, j'ai l'impression d'être face à un enfant.

- Uruha...

Les mots ne servent à rien, je n'y arrive pas. Je prends mon courage à deux mains et je t'embrasse. Tu es surpris mais tu ne me repousse pas. Alors je continue et je vais plus loin. Je veux pouvoir profiter pleinement de cet instant, cet instant où Aoi n'est pas là, cet instant où tu m'appartiens. Ma langue passe sur tes lèvres. Je t'en pris, laisse moi te goûter. Je veux sentir ta langue contre la mienne.
Sans quitter tes lèvres, je t'allonge. Tu tentes de m'en dissuader mais malheureusement pour toi je n'en ai pas l'intention et tu t'es piégé toi-même en voulant parler. Je prends possession de ta bouche et je t'oblige à suivre ce nouveau ballet. Tu as la peau si douce.
A bout de souffle, je te libère enfin les lèvres. Tu ne comprends plus rien, je le vois dans ton regard perdu et apeuré. Mes mains passent sous tes vêtements et je sens ton parfum m'enivrer un peu plus chaque seconde. Ton regard me demande une explication. Je n'en ai pas. Les larmes d'incompréhension coulent le long de tes joues. A ton tour de pleurer. Ta voix me supplie :

- Kai...

Tu es tellement pur. Je m'écroule à moitié sur toi et je pleure. Mais qu'est-ce-qui m'a pris ? Je suis fou... et pourtant tu restes à côtés de moi. Tu me serres un peu plus et tu pleures avec moi. Pourquoi ? Ton amour je ne le mérite pas. Mais j'entends encore ta voix me murmurer :

- Pardon Kai...

# Posté le mardi 25 décembre 2007 11:49

Une vie presque parfaite... (Chap 4)

Une vie presque parfaite... (Chap 4)

Auteur : Tsuki ^^

Source: the gazette


Chapitre quatre

Il est partit. Sans même se retourner, sans même me regarder. Je sais que nos retrouvailles ne se sont pas passées comme nous l'aurions souhaité... mais est-ce une raison pour me fuir ? Cela faisait près d'un an que je n'avais plus sentit ta peau sous mes doigts. Pourquoi a-t-il fallut que mon père nous voit ? Pour mon deuxième jour à tes côtés, j'ai vu tes larmes couler. A cause de la seul fierté d'un homme, nous en sommes rendu à nous cacher pour pouvoir nous aimer. C'est triste non ? Uruha, où es-tu ?

________________________________

Pourquoi n'a-t-il pas fuis ? Je n'en sais rien. Il a séché mes larmes une à une, sans me demander aucune explication. Peut-être a-t-il compris...

- Uruha ?
- Nani ?
- Je suis désolé, je sais pas pourq...
- Chut.


Il a posé un doigt sur mes lèvres et m'a doucement caressé la joue.

- J'aimerais juste savoir pourquoi ?
- La jalousie ?


Te répondre par une question, c'est un peu ma façon à moi de te dire que je n'en sais pas plus que toi... où que je ne veux pas essayer d'en savoir plus. Je sais très bien que je n'aurais de toi que ton amitié, alors à quoi bon trouver une explication.

- Jalousie ? Tu... tu as des sentiments pour Aoi ?

Aoi ?! Mais il est dingue ? Manquerait plus que ça ! Déjà que j'suis homo, faudrait pas en plus que je sois amoureux d'un abruti ! Je me demande si il n'a pas dit ça pour se rassurer en faites ? C'était pas plutôt pour me dire : Pitié ne me dis pas que c'est moi ? Bizarrement, je n'en serais pas surpris.

- Non...
- Alors c'est de ma faute si tu pleures ?


Ta faute ? Oui. Mais ais-je le droit de t'en vouloir ? Je ne crois pas... ce sont mes sentiments les fautifs. Au fond j'aurais réellement voulus que le coupable ce soit toi, comme ça mes actes auraient été justifié.

- Moi aussi je voudrais savoir.
- Savoir quoi ?
- Pourquoi toi et Aoi vous ne nous avez jamais dit que vous vous connaissiez déjà ?
- Parce-que Aoi ne voulait pas... et son père ne supporte pas notre relation.
- Je vois. Et toi ? Tu en penses quoi ?
- J'aime Aoi, mais se cacher pour s'aimer c'est trop dur.
- Alors pourquoi vous continuez ?
- ...
- Pourquoi tu ne fais pas comprendre à Aoi que cette situation est invivable pour toi ?
- Même si c'est compliqué, je ne peux pas renier les sentiments que j'ai pour lui et puis je lui ferais du mal en le repoussant.
- Tu m'as bien repoussé moi pourtant, tu ne t'ais pas soucié si j'avais eu mal ou pas.
- ...


Je ne contrôle plus mes mots. Tout ce que j'ai sur le c½ur sort sans que je ne puisse rien y faire. Je sais bien que ça n'a jamais été dans tes intentions mais je voudrais que tu ais pitié de moi comme tu as eu pitié d'Aoi. Tu as les larmes aux yeux.

- Je suis désolé Kai.
- Pas grave... J'ai plus qu'à mourir en silence...


Oui je sais, ça fait très mélodramatique ! Mais c'est ma dernière carte. Je ne veux pas le laisser m'échapper sans rien tenter. Ca y est, il rentre dans mon jeu ! Il se rapproche, me sert dans ses bras, je sens son souffle saccadé sur ma nuque. Il essaye de me redemander pardon mais sa voix s'étouffe. J'aurais presque des remords... non, je suis trop près du but. Je laisse mes mains de nouveau s'aventurer sur ton corps, je sais que tu ne me repousseras pas cette fois.
Je sens ton c½ur battre contre ma poitrine. Je recule légèrement pour te regarder. Tu n'oses pas lever la tête, alors je relève ton menton et mes yeux parlent à ma place. S'il te plaît... C'est mon c½ur qui bat à tout rompre désormais. Tes lèvres se posent enfin sur les miennes et j'ai l'impression que c'est comme un premier baiser. L'instant de quelques secondes, le temps s'est figé. Malheureusement tu décides de mettre un terme à ce doux moment.

- Je dois y aller maintenant. Sourit-il.
- Hai...
- Ne dis rien à Aoi.
- Je ne dirais rien mais est-ce-que ce baiser veut dire que tu me laisses une chance ?
- Peut-être... je ne le sais pas moi-même.


Un doux baiser sur le front et il s'en va. Nous sommes finalement tombés dans un jeu bien dangereux. Cette situation durera-t-elle ? Je l'espère, car je ne veux pas de nouveau te perdre.

_______________________________

Inquiet pour le blond, Aoi avait décidé de ne pas rentrer directement chez lui et d'attendre son bien aimé devant son domicile. Prêt d'une heure passa sans qu'Uruha ne se manifeste. Le brun allait partir quand il l'aperçu enfin. Apparemment plongé dans une intense réflexion, le blond ne vit pas Aoi et il ne se rendit compte de sa présence qu'une fois nez à nez avec lui.

- Aoi ?
- Je peux savoir où t'étais passé ? Dit-il sur un ton de reproche.
- Euh... Désolé, Kai voulait que je lui amène les devoirs qu'on avait à faire pour demain.
- Et c'est pour ça que t'es parti comme une fusée sans même me dire au revoir ?!
- Excuse-moi.


Et il afficha le plus beau sourire du siècle. Aoi le serra dans ses bras et lui demanda :

- Tu ne m'en veux pas trop pour ce matin ?
- Non... c'était pas ta faute.
- C'est que ça faisait tellement longtemps !
- Un an...
- J'ai cru mourir ! Heureusement que j'avais ton numéro.
- Oui, mais ça va mieux maintenant.
- Uruha...
- Hein ?
- On dit pas hein, on dit comment ! Rappela t-il d'un ton faussement sévère.
- Bon alors... Quoi ?


Le brun sourit à son tour et resserra un peu plus son étreinte.

- J'ai envi de toi. Murmura t-il d'une voix sensuel.

Uruha rougit violemment.

- Oui mais il est pratiquement dix-neuf heures et ton père doit sûrement s'inquiéter ! Fit remarquer le blond gêné.
- Mais non, mais non ! Il doit être plongé dans des tonnes de paperasse comme d'habitude !
- Mais...
- Et toi comme moi on sait très bien que ta mère n'a que faire de l'heure où tu rentres. Coupa le brun.
- Aoi... je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
- Mais bien sûr que si !
- ...
- Ecoutes Uruha, je suis sincèrement désolé pour ce qui s'est passé ce matin, mais par pitié ne fais pas ce que mon père veut ! Il veut nous séparer et moi je ne le permettrais jamais, alors tiens bon encore cette année et une fois le lycée fini on se tire et on aura notre appart !
- Et si tout ne se passe pas comme tu le prévois...
- Ca marchera, crois moi !
- Je ne peux pas faire comme si je ne voyais rien ! Ton père me déteste et il connaît très bien ma situation familial alors je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas m'inquiéter ! S'énerva t-il en repoussant Aoi.
- Il ne tentera rien.
- Et pourquoi se gênerait-il ? Il a de l'influence et de l'argent, et ma putin de mère est loin d'avoir tout ça ! Cria Uruha au bord des larmes.
- Ne parles pas comme ça.
- Mais j'ai le droit ! La vérité c'est que je suis mort de trouille, Aoi ! Il a toutes les cartes en main pour faire de ma vie un enfer !
- Tu sais très bien que je ne le laisserais jamais te faire du mal.
- Mais on n'est pas dans un roman Aoi ! Ce n'est pas parce-que tu l'auras décidé que ton père va gentiment t'obéir ! C'est lui l'adulte dans l'histoire !
- On est majeur je te signale.
- Et qu'est-ce-que tu crois que ça va changer ? C'est pas parce-qu'on a dix-huit ans qu'ils vont nous laisser ouvrir nos gueules !
- T'es vraiment têtu quand tu t'y mets. Sourit le brun.
- Je suis plus que sérieux !
- Mais t'es tellement mignon quand tu t'énerves !
- Aoi !
- Quoi ? Tu veux que moi aussi je me mette à pleurer ? Et bien non mon ange. C'est absolument ce que mon père veut et je ne le laisserais pas gagner ! Si toi tu as été assez naïf pour tomber dans son jeu alors saches que je ne suis pas dupe, et que je ne me ferais pas avoir.
- ...
- Laisse-moi te prouver combien tu as tort.


Uruha aurait voulu rétorquer mais il était à bout. La journée avait été longue et remplie d'imprévu, alors il se laissa tomber sur le sol et se mit à sangloter.

- Non Uru-pon, ne pleures pas, je préfère te voir rire.

Il le releva doucement, et après l'avoir soigneusement installé dans ses bras, il le remmena chez lui. Arrivé devant la porte, le blond réagit enfin.

- Non Aoi ! Je... je ne veux pas aller chez toi.
- Mon père n'est pas là. Et il ne vient jamais dans ma chambre. La vue de ma guitare l'horripile !
- ...
- Allez, fais-moi confiance.


Il poussa la porte et monta à l'étage. Une fois dans sa chambre, il déposa le blond sur son lit et veilla à ce que sa porte soit fermée à clé.

- Aoi... ce n'est vraiment pas prudent.
- Détends-toi.


Le guitariste brun attrapa son instrument, s'installa en tailleur sur le lit et commença à jouer une douce mélodie aux airs de berceuse. Après quelques minutes, Uruha se détendit un peu et s'allongea afin d'apprécier le son mélodieux de cette guitare qu'il aimait tant. Personne n'égalait Aoi à la guitare sèche. Doucement, ses yeux se fermèrent pour mieux apprécier le doux son.
Le brun savait que la musique était le meilleur moyen d'apaiser son bien aimé. Combien de fois c'étaient-ils retrouvés tout les deux à composer, dans un coin reculé à l'abri des regards. C'était ces souvenirs qui lui avaient permis de créer d'autres partitions alors qu'Uruha n'était plus là.
Ces instants sans lui... ils lui avaient paru si longs. Souvent, il lui arrivait de vouloir tout claquer pour aller le rejoindre, mais le blond lui disait toujours qu'un jour ils seraient de nouveaux réunis, et c'était ces paroles qui le faisaient tenir. Aoi reposa son instrument et s'allongea à côté du blond qui semblait visiblement avoir rejoins Morphée. Il remit en place les quelques mèches blondes qui couvraient le visage du bel endormis et sourit tendrement en reconnaissant la chaîne que portait Uruha.
Il le lui avait offert pour ses seize ans et pour ses propres dix-sept ans, le blond lui avait envoyé la même. Ce jour il avait pleuré. Non pas que le cadeau n'était pas à son goût, bien au contraire, mais il aurait préféré qu'Uruha le lui donne en main propre, même s'il savait pertinemment que la distance qui les séparait ne le permettait pas. Il se pencha légèrement et embrassa le front de ce petit être dont-il ne pouvait décidément plus se passer.

- Bonne nuit mon ange.

Le brun plongea à son tour dans un doux sommeil, bercé par la chaleur de son compagnon


Tsuki: On m'a fait remarquer que la majorité au japon était à 20 ans! J'avais complètement zapé! Désolé! On va dire que c'est une fic qui se passe au Japon mais avec des lois à la française!
Aoi: Pov' cruche >.>
Tsuki: NANI ?!
Aoi: Hein ? J'ai dit quelque chose ?
Tsuki: >.<
Aoi: Que le coupable se lève !
Tsuki: * va chercher sa guitare *
Aoi: * court trèèèèèèèès loin *

# Posté le mardi 25 décembre 2007 12:01